Montoya à la reconquête d’Indianapolis

Juan Pablo Montoya et l’Indianapolis Motor Speedway c’est une histoire d’amour, ou de désamour suivant la série. Vainqueur lors de son unique participation en IndyCar, c’était en 2000. Le désamour c’est pour la NASCAR. Certes il y a bien cette deuxième place en 2007 pour sa première course de NASCAR sur le Brickyard, mais la chute n’en fut que plus dure les années suivantes.

Pour sa première apparition à l’Indy 500, le Colombien Juan Pablo Montoya s’est illustré avec une deuxième place sur la grille de départ, pris en sandwich entre Greg Ray le poleman et Eliseo Salazar, mais c’est pendant la course que le Colombien a fait la différence.

Au volant de sa G-Force à moteur Oldsmobile, celui qui pilotait alors la monoplace n°9 de la Chip Ganassi Racing a mené 167 des 200 tours et a compté jusqu’à 30 secondes d’avance sur son plus proche rival, Jimmy Vasser au tour 66. Sous le drapeau à damier Juan Pablo Montoya s’est imposé avec 7,1839 secondes de marge sur le deuxième, Buddy Lazier, vainqueur en 1996.




En arrivant en NASCAR dans la seconde moitié des années 2000, Juan Pablo Montoya espérait bien connaître le même succès qu’en IndyCar sur le Brickyard, d’autant qu’il retrouvait comme patron celui qui l’avait fait roi de la monoplace, un certain Chip Ganassi.

La deuxième place obtenue en 2007 au volant d’une Dodge derrière Tony Stewart était pleine de promesses, mais lors des six années qui ont suivi il n’a enregistré qu’un seul top-10, une neuvième place en 2013.

S’il y a eu une casse moteur en 2008, ce sont les deux années suivantes qui furent les plus difficiles à encaisser pour le Colombien. En 2009, il domine la course en menant 116 des 124 premiers tours, mais un excès de vitesse dans la voie des stands annihile tous ses espoirs de victoire.

Moins dominateur en 2010, puisqu’il ne mène “que” 86 tours, le chef d’équipe de Juan Pablo Montoya choisit de prendre quatre pneumatiques lors d’une neutralisation en fin de course alors que ses adversaires n’en prennent que deux. Le pilote Ganassi ressort dans le milieu du peloton et trop impatient de remonter termine dans le mur et à une décevante 32ème place.

Cette année Juan Pablo Montoya revient à Indianapolis en IndyCar, pour défendre son invincibilité lors de l’Indy 500, puisqu’à ce jour il ne compte qu’une seule participation. Contrairement à l’année 2000, Juan Pablo Montoya est maintenant chez l’ennemi honni, le Team Penske.

S’il y a bien eu un changement d’équipe, la motivation est intacte pour le Colombien qui compte pour meilleur résultat cette saison une quatrième place dans les rues californiennes de Long Beach. Dans le top-10 des sept journées dédiées exclusivement aux essais libres, la recrue du Team Penske a clairement une carte à jouer, d’autant qu’il s’élancera de la dixième place sur la grille.

“Le rythme est très différent”, explique Juan Pablo Montoya en comparaison à la NASCAR. “L’intensité qu’il y a dans un green-white-checkered en NASCAR, vous l’avez en IndyCar du début à la fin. Vous devez piloter comme si c’était un green-white-checkered à chaque tour.”

Eddie Cheever, analyste pour ABC estime que le pilote de la Dallara à moteur Chevrolet n°2 a de grandes chances de victoire dimanche dans la plus prestigieuse des courses de monoplaces de la planète.

“Je pense que vous verrez quelques dépassements agressifs de Montoya en début de course”, concède le vainqueur de l’édition 1998 de l’Indy 500 en tant que pilote et propriétaire. “Je pense qu’il a de bonnes chances de victoire. Il a beaucoup d’agitation lorsque vous mentionnez le nom de Montoya dans les stands, même parmi les pilotes.”

Montoya peut-il faire un retour gagnant à l’Indy 500, réponse ce dimanche…

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