Ryan Hunter-Reay s’offre l’Indy 500

Ryan Hunter-Reay a remporté la victoire la plus prestigieuse de sa carrière en remportant la 98ème édition de l’Indy 500, battant Helio Castroneves de six centièmes de seconde sur la ligne d’arrivée. La Andretti Autosport complète le top-5 avec Marco Andretti et Carloz Munoz. Pour son retour Juan Pablo Montoya termine cinquième.

Ryan Hunter-Reay et Helio Castroneves ont tout donné dans les six derniers tours de la 98ème édition des 500 miles d’Indianapolis, mais à la fin c’est le champion 2012 qui a été le plus fort, osant un dépassant dans le virage n°3 à quatre tours du drapeau à damier en étant à la limite de mettre deux roues dans l’herbe.

Castronves a repris la tête dans le virage n°1 à deux tours de la fin et se voyait bien décrocher son quatrième succès à l’Indy 500, ce qui lui aurait permis de rejoindre, Al Unser, Rick Mears et AJ Foyt, mais c’était sans compter sur ce trublion de Ryan Hunter-Reay qui a repris la tête dans le virage n°1 une fois le drapeau blanc indiquant l’entrée dans le dernier tour franchi.




Ryan Hunter-Reay a ensuite résisté dans la dernière ligne droite pour s’imposer avec six centièmes d’avance sur Helio Castroneves. Marco Andretti, qui n’a pu jouer sa carte personnelle dans les derniers tours sous peine de mettre en péril le résultat de Ryan Hunter-Reay, termine finalement en troisième position devant Carlos Munoz et Juan Pablo Montoya.

“C’est un rêve qui devient réalité”, confiait Ryan Hunter-Reay après sa victoire. ‘On ne peut pas être là si on n’a pas une grande équipe derrière. On ne s’était pas bien qualifié, mais nous avions une bonne monoplace en configuration course, nous avons pris notre temps et ajusté la monoplace arrêt après arrêt. Je regardais cette course quand j’étais gamin. C’était une course absolument incroyable.”

Pour sa première venue à Indianapolis Kurt Busch prend la sixième place devant Sébastien Bourdais, Will Power, Sage Karam et JR Hildebrand pour le top-10.

Parti sur des bases extrêmement rapides, la 98ème édition de l’Indy 500 n’a pas connu de drapeau jaune pendant les trois premiers quarts de l’épreuve, les cent premiers tours de la course ayant même été couverts en une heure et dix minutes, un record pour cette première partie de l’épreuve.

Les stratèges des différentes équipes tablaient alors sur une fin de course à la consommation et à ce petit jeu là c’est Juan Pablo Montoya qui était le mieux armé en arrivant à économiser un arrêt par rapport à ses adversaires, mais une pénalité pour excès de vitesse lors du quatrième arrêt a quelque peu changé la donne.

En l’absence de neutralisation les erreurs se payaient comptant ce fut notamment le cas pour Will Power, pris en excès de vitesse dans la voie des stands lors de son quatrième arrêt. Ryan Hunter-Reay a même connu un soucis à l’avant trois lors de son arrêt au tour 124, mais cela ne lui aura finalement pas porté préjudice.

Dès le départ Ed Carpenter s’est fait surprendre par James Hinchcliffe pour la tête de l’épreuve, le poleman ne prenant la tête qu’au dixième tour.

C’est au 150ème tour que le drapeau jaune est sorti pour la première fois pour un tête à queue de Charlie Kimball à la sortie du virage n°2. Cela a remis tous les pilotes sur la même stratégie. Au tour 168, le calvaire de la Chip Ganassi Racing continuait avec l’accident Scott Dixon dans le virage n°4. Dans le même temps, Josef Newgarden était contraint à l’abandon, sorti par Martin Plowman lors du ralentissement lié à l’accident du pilote Ganassi.

Le restart a lieu avec Ryan Hunter-Reay en tête, mais dans le virage n°1, Townsend Bell passe Ed Carpenter à l’extérieur alors que James Hinchcliffe tente de passer à l’intérieur alors qu’il n’y a pas la place. Ed Carpenter et James Hinchcliffe sont contraints à l’abandon après s’être accrochés ce qui a provoqué la fureur du poleman de l’épreuve.

Le drapeau vert est brandi à vingt tours du damier et six pilotes s’extirpent du peloton dont Ryan Hunter-Reay, Helio Castroneves, Marco Andretti, Carlos Munoz et Townsend Bell.

Parti à la faute dans le virage n°2 à dix tours du drapeau à damier Townsend Bell a forcé les officiels à sortir le drapeau jaune pour la quatrième et dernière fois de la journée. Le drapeau rouge a même dû être brandi afin de réparer le mur SAFER endommagé suite à l’impact de la monoplace n°6.

La suite, tout le monde la connaît avec six tours sous très haute tension et une première victoire d’un pilote États-unien pour la première fois depuis 2006 et le succès de Sam Hornish Jr. devant Marco Andretti.

Vous pouvez revivre le direct de l’épreuve.

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