Jimmie Johnson plus fort que le Monstre

Pour la neuvième fois de sa carrière Jimmie Johnson s’est imposé sur le Monster Mile de Dover en NASCAR Sprint Cup Series. Le sextuple champion de la discipline a dominé l’épreuve et a très rapidement mis fin aux espoirs de Kyle Busch de réaliser un triplé qu’il avait réalisé à Bristol en 2010.

Solide tout au long de la course et très fort sur les restarts, Jimmie Johnson a parfaitement géré la dernière relance de la course à quatre tours du drapeau à damier pour aller chercher sa seconde victoire de rang, sa neuvième à Dover à l’occasion des FedEx 400, treizième manche de la saison 2014.

Sous le drapeau à damier Johnson devance Brad Keselowski, Matt Kenseth, Clint Bowyer et Denny Hamlin pour le top-5. Martin Truex Jr., Tony Stewart, Joey Logano, Dale Earnhardt Jr. et Paul Menard complètent le top-10 d’une course qui n’aura pas manqué de piquant.




Parti de la pole position Brad Keselowski a mené le premier tour avant de se faire déborder par Kyle Busch qui était bien décidé à réaliser le sweep, à savoir remporter les trois courses du week-end sur une même piste, comme il l’avait fait en août 2010 sur le Bristol Motor Speedway. Au vingt-neuvième tour le pilote de la Joe Gibbs Racing, toujours en tête, écrivait même une nouvelle statistique à son palmarès en menant son 10 000ème tour en carrière en Sprint Cup, devenant ainsi le quinzième pilote à atteindre cette marque.

Au tour 65 Alex Bowman tape le mur et contraint les officiels à sortir le drapeau jaune pour la première fois de la journée, les leaders en profitent alors pour s’engouffrer dans la voie des stands pour un premier arrêt et c’est Kyle Busch qui ressort en tête devant Jimmie Johnson. Ce même Alex Bowman sera à l’origine d’une nouvelle neutralisation peu après la mi-course en allant de nouveau taper le mur.

Si le pilote de la Joe Gibbs Racing conserve la tête de l’épreuve lors de la relance, le pilote de la Chevrolet n°48 n’a besoin que de douze tours pour s’emparer des commandes de l’épreuve, c’est alors le début des ennuis pour Kyle Busch qui perd la deuxième place quelques secondes plus tard face à Kevin Harvick avant de taper le mur au tour 125 en voulant dépasser Clint Bowyer par l’extérieur alors qu’il n’y avait clairement pas la place.

Les officiels font intervenir la voiture de sécurité pour la deuxième fois de la journée tandis que Kyle Busch essaye de se venger sur Clint Bowyer, en vain.

Le passage par la voie des stands ne change fondamentalement pas le classement de la course. Deux tours seulement après la relance, la NASCAR doit sortir le drapeau rouge pour nettoyer la piste suite à un accident impliquant AJ Allmendinger, Greg Biffle et Ricky Stenhouse Jr.. L’ancien pilote de monoplace est trop optimiste pour passer à l’intérieur et percute Biffle qui envoie son coéquipier de la Roush Fenway Racing dans le mur en partant en travers.

Six minutes seulement après l’apparition du drapeau rouge la piste est nettoyée et la NASCAR peut revenir sous régime de neutralisation, puis sous drapeau vert au tour 140. Si Jimmie Johnson est le leader lors de la relance, c’est Kevin Harvick qui est le plus prompt et qui mène la meute à la sortie du virage n°2. Le pilote de la Stewart-Haas Racing mène jusqu’au second drapeau rouge de la course suite à un trou dans la piste”. Un morceau de béton s’est en effet disloqué, endommageant la Chevrolet n°1 de Jamie McMurray et une vitre de l’une des deux passerelles du Monster Mile.

L’interruption est cette fois-ci beaucoup plus longue et malgré un ravitaillement juste avant le drapeau rouge, comme tous les leaders, Kevin Harvick souffre d’une crevaison lors de la relance ce qui lui fait perdre la tête au profit de Matt Kenseth qui assure l’intérim en tête pendant une dizaine de tours, le temps que Jimmie Johnson ne revienne occuper la place qui est la sienne.

Au passage de la mi-course Jimmie Johnson est le leader devant Jeff Gordon, Matt Kenseth, Denny Hamin et Dale Earnhardt Jr. pour le top-5. Suite à la sixième neutralisation de la course causée par la casse du moteur de JJ Yeley, la course va connaître 115 tours sous drapeau vert ce qui contraint les équipes à effectuer un arrêt sous drapeau vert, mais là encore la physionomie du classement n’évolue pas.

C’est un débris dans le virage n°3 qui force les officiels à envoyer la voiture de sécurité en piste pour la septième fois de la journée. Tous les pilotes repassent une fois encore par les stands et c’est l’heure de faire des paris. Clint Bowyer décide de ne changer que deux pneumatiques pour gagner des positions en piste et ainsi relancer en tête devant Jimmie Johnson.

La vélocité du pilote Hendrick est telle, qu’il reprend la tête de l’épreuve dès la relance et ce n’est pas la huitième et dernière neutralisation à huit tours du drapeau à damier qui y changera quelque chose et ce malgré l’arrêt de certains pilotes pour un dernier coup stratégique.

Grâce à sa troisième place sous le drapeau à damier Matt Kenseth s’empare des commandes du championnat avec deux points d’avance sur Jeff Gordon. Toujours sans victoire, Matt Kenseth fait preuve d’une belle régularité cette année avec cinq top-5 et dix top-10. Carl Edwards est troisième alors que Jimmie Johnson remonte en quatrième position.

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