Brad Keselowski parle de son accident survenu à Road Atlanta

Près de trois ans après les faits, le champion 2012 des NASCAR Sprint Cup Series, Brad Keselowski s’est exprimé sur l’accident dont il fut la victime sur le tracé de Road Atlanta, alors qu’il effectuait des tests en vue de l’épreuve routière de Watkins Glen. Alors qu’il abordait le virage n°1 ses freins ont lâché et sa voiture s’est encastrée dans le mur à plus de 100 mph.

“Peut-être était-ce moi, peut-être était-ce la voiture, peut-être était-ce l’équipe”, commence le pilote de la n°2 du Team Penske. “Nous étions à la mi-journée et j’étais au volant à l’amorce du virage n°1, l’une des parties les plus rapides du tracé et un endroit où traditionnellement vous utilisez les freins, alors j’ai appuyé et ils sont partis.”

La suite, c’est un choc dans le mur à plus de 100 mph. Sous l’impact le mur a cédé, mais sans celui-ci, Brad Keselowski aurait terminé sa course dans les arbres qui bordent cette partie du circuit.




Ce jour-là, le mercredi 3 août 2011, la Hendrick Motorsports était présente sur cette piste avec Jimmie Johnson et Dale Earnhardt Jr.. C’est Chad Knaus, le chef d’équipe de Jimmie Johnson, qui a vu l’accident en premier et qui est venu aider Brad Keselowski à se relever, puisqu’il est tombé après être sorti par ses propres moyens de l’épave qu’était sa Dodge Challenger.

Ce n’est qu’après que le service médical du circuit est arrivé et a installé Brad Keselowski sur une civière, craignant une blessure au cou, mais c’était bien le dos qui faisait le plus mal au pilote du Team Penske qui a été héliporté à l’hôpital.

Malgré des blessures aux chevilles, Brad Keselowski a pu prendre part à l’épreuve du Pocono dès le vendredi, avec pour objectif de gagner.

“J’avais gagné plus tôt dans la saison au Kansas, mais c’était une course à la consommation. J’avais dit à mes gars que je voulais gagner une course. Nous avons eu nos chances. Aux Coca-Cola 600 nous avions fait la pole et nous étions quatrième en fin de course avec suffisamment de carburant pour aller au bout, alors que les trois de devant ne le pouvaient pas. Une voiture est tombée en panne d’essence et nous avons été pris dans l’accident. À Indianapolis, la semaine avant l’accident de Road Atlanta, nous menions en fin de course, mais un drapeau jaune est sorti et à la stratégie nous a fait terminer huit ou neuvième.”

En fait, l’accident de Road Atlanta est dû à la chute d’une vis de purge, ce qui fait que le liquide de frein s’est évacué du compartiment dans lequel il était, ainsi lorsque Brad Keselowski a appuyé sur la pédale des freins, ceux-ci n’ont pas répondu. Cet incident était déjà arrivé au pilote du Team Penske, lors de la NASCAR Sprint All-Star Race sur le Charlotte Motor Speedway.

Lors de l’accident de Road America, Brad Keselowski avait son téléphone portable dans sa combinaison, il a ainsi pu prévenir sa mère qu’il était transporté à l’hôpital.

“Lorsque j’ai été évacué en hélicoptère j’ai envoyé un SMS à ma maman pour lui dire que tout allait bien, que j’avais eu un accident, mais que je ne voulais pas qu’elle l’apprenne par les médias.”

C’est ainsi que Brad Keselowski a choisi de garder son téléphone avec lors des essais, mais aussi en course, ce qui lui a valu une amende après avoir publié un message sur Twitter lors d’un drapeau rouge à l’occasion des Daytona 500 2012.

Arrivé à l’hôpital, Brad Keselowski a ressenti des douleurs au niveau du dos et s’est évanoui quelques minutes avant de passer un scanner puis une IRM. À l’issue des examens le pilote du Team Penske a essayé de se lever, mais est une nouvelle fois tombé.

“Je ne savais pas ce qui n’allait pas. Ils ont décidé de retirer mes chaussettes qui étaient pleines de sang, c’est là qu’ils ont découvert que ma cheville était cassée.”

N’ayant eu une commotion cérébrale, Brad Keselowski est rentré en Caroline du Nord, avant de prendre la direction de Pocono pour la course suivante, même s’il avait perdu quelque peu confiance en certaines des personnes qui l’entouraient.

Malgré les douleurs, Brad Keselowski a complété les 500 miles que comptait l’épreuve de Pocono, même s’il avoue qu’appuyer sur la pédale avec son pied gauche représentait un défi.

“Une des choses qui m’a aidée lors de cette épreuve fut la chute d’un hélicoptère en Afghanistan. Mon cousin qui était dans les forces armées connaissait beaucoup de soldats décédés. Leur sacrifice m’a aidé. Je me suis dit que oui ma cheville était cassée, mais que ce n’était rien comparé à ce que ces soldats avaient donné. J’ai simplement pensé ‘Mec, vas-y, pilote cette voiture.'”

Lors des essais Brad Keselowski avait une voiture rapide, mais a roulé sur un débris qui a creva son pneumatique arrière gauche. Le pilote du Team Penske est parti en tête à queue à l’entrée du virage n°1, le plus rapide et le plus traitre pour partir à la faute selon lui, mais il a pu éviter de taper le mur.

Pour la course, Brad Keselowski avoue n’avoir pris aucun médicament, ni aucune drogue, pour ne pas affecter ses facultés. La pluie s’est invitée, comme souvent à Pocono, ce qui a permis au pilote du Team Penske de se reposer et mettre de la glace sur sa cheville afin de repartir au combat pour la seconde partie de la course.

“Quand nous avons vu la pluie arriver, nous sommes repassés par les stands. Pocono est une piste si grande, que vous pouvez vous arrêter sans perdre de tour. Quand nous étions dans les stands, il s’est mis à pleuvoir, puis le drapeau jaune est sorti. Il y a eu une éclaircie et nous savions que nous allions repartir. Quand la pluie a cessé nous avions quatre pneumatiques neufs et le réservoir plein, pas le reste du peloton, ils ont du ravitailler lorsque la course a repris. Cela nous a mis devant. Quatre jours après l’accident à Pocono nous gagnions à Pocono.”

Malgré cet accident, le pilote du Team Penske veut rester sur une note positive puisqu’il a appris quelques jours après qu’un énorme serpent se trouvait à proximité du mur qui a dû être réparé lorsqu’il a été héliporté à l’hôpital.

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