Brian Vickers favorable à des courses en Asie

Les séries nationales de la NASCAR vont-elles un jour être internationalisées de manière durable ? Si le projet n’est pour l’instant clairement pas d’actualité certains pilotes y pensent comme Brian Vickers qui n’est pas contre se rendre en Amérique du Sud, au Moyen-Orient ou encore en Asie et plus particulièrement en Chine.

Interrogé par l’un de nos confrères d’USA Today sur le type de circuit qu’il dessinerait si on le payait pour cela, Brian Vickers s’est montré favorable à l’idée de voyager bien au-delà des frontières actuelles pour se produire sur d’autres pistes. Le pilote de la Michael Waltrip Racing, qui a participé à plusieurs courses d’endurance en catégorie GT ces dernières années, estime qu’il serait bon de se délocaliser de la sacro-sainte côte Est.

“Je ne crois pas que l’apparence soit le problème”, répond le pilote de la Toyota Camry n°55 en NASCAR Sprint Cup. “Notre problème est la saturation du marché. Nous sommes confinés dans un pays, majoritairement sur la côte Est et plus particulièrement dans le Sud-Est.”




Si depuis le milieu des années 1980 la NASCAR s’est ouverte à l’Ouest avec l’arrivée de pistes comme celle de Phoenix, de Sonoma et plus récemment du Texas, de Fontana de Las Vegas ou du Kansas pour ce qui est de la partie centrale du pays, la majorité des épreuves se déroulent sur le côte Est.

“J’adore la Caroline du Nord, je suis très heureux qu’il y ait des courses ici et il devrait toujours y en avoir une à Charlotte, mais je ne sais pas si nous avons besoin de trois courses à Charlotte et de sept autres dans un rayon de deux heures de route”, ajoute le champion 2003 de la Nationwide.

Brian Vickers souhaiterait privilégier des destinations encore inconnues du monde de la NASCAR, l’Amérique du Sud, le Moyen-Orient, ainsi que l’Extrême-Orient. Certes de 1996 à 1998 il y a eu des courses au Japon, sur le circuit de Suzuka les deux premières années, puis à Motegi l’année suivante, ainsi que l’épreuve disputée sur le Calder Park Thunderdome de Melbourne en Australie en 1988, mais à chaque fois ce ne fut que des courses d’exhibition.

“Je dépenserais mon argent à construire de nouveaux marchés qui apporteraient de nouveaux fans, talents, équipes et sponsors. Cela ferait grandir notre sport à tous les niveaux plutôt que de construire les meilleures pistes du monde en Caroline du Nord”, concède Brian Vickers. “Je serais d’avis à utiliser les tracés déjà existants. Je pense que cela ferait de superbes coures, meilleures que les séries qui se sont déjà produites là-bas.”

La destination privilégiée de Brian Vickers reste la Chine pour des raisons économiques. En effet, selon le pilote de la Michael Waltrip Racing, en six mois une piste peut être sortie de terre et opérationnelle à la tenue d’une course. Les tracés existants dans cette région du Monde étant majoritairement des circuits routiers, il faudrait y construire des ovales pour la nouveauté.

Enfin, pour limiter le coût d’un tel voyage, Brian Vickers prévoit d’amortir le projet en effectuant plusieurs courses à la suite. “Cela ne sert à rien d’aller en Chine pour une seule course. Vous pourriez y aller pour deux ou trois semaines de suite.”

Ces dernières années, des rumeurs de courses à l’étranger pour les séries dites nationales de la NASCAR vont et viennent, mais pour l’instant si la NASCAR avoue avoir des discussions avec plus d’une vingtaine d’investisseurs chinois notamment, rien ne se fait, la faute en partie à un calendrier déjà très lourd comprenant 38 semaines de compétitions, les tournées médiatiques d’avant et d’après saisons, ainsi que les tests d’ouverture et de fin de saison.

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