Vergne, Pic, Rossi : l’IndyCar à nouveau attirante pour les pilotes de F1 (1/2)

Injustement lâchés par le monde de la Formule Un, Charles Pic et Alexander Rossi tout comme Jean-Eric Vergne, ont publiquement admis leur désir de venir grossir les rangs de l’IndyCar afin de prouver à leur ancienne discipline qu’elle a eu tort de les snober.

Il fût un temps dans les années 80 et 90 où les pilotes qui ne firent plus l’affaire en Formule Un malgré un talent certain venaient tenter leur chance outre-Atlantique dans la série IndyCar méconnue en Europe. Leur but était de continuer à se faire plaisir au volant de surpuissantes monoplaces et de prouver à tous qu’ils avaient eu tort de les écarter. C’est comme cela que l’IndyCar avec des noms tels Fittipaldi, Fabi, Johansson, Mansell, Gugelmin ou Blundell a gagné du terrain sur une F1 qui commençait à s’éloigner de ses fans.

Vingt ans plus tard, alors que la discipline “Reine” de la FIA semble avoir perdu son identité et ses supporters de la première heure, c’est à nouveau vers l’IndyCar que les pilotes rejetés par la Formule Un se tournent. Ainsi après Jean-Eric Vergne, c’est au tour de Charles Pic et d’Alexander Rossi d’avouer publiquement leur amour de la “Formule Indy” !

Après avoir débuté en F1 en 2012 dans l’écurie Marussia, Pic rejoignit Caterham en 2013 et signa lors de ces deux saisons des performances remarquées au volant de machines bien en-deçà de leurs rivales. Intégré à l’écurie Lotus en 2014 en tant que pilote de réserve, le Français a rongé son frein puisque privé de compétition. Dès lors il n’eut d’autres choix que d’accepter un volant en Formule E pour retrouver l’adrénaline de la course. Mais à 24 ans, Pic sait qu’il a encore de belles années devant lui et il serait injuste de le voir contraint à piloter des voitures de seconde zone.

Mes plans pour 2015 ne sont pas encore fixés (…). Je dois réfléchir à ce qui est le mieux à moyen et long terme et l’IndyCar est l’une de mes options.“, a déclaré Pic à nos confrères de RACER.com. “Je pense que l’IndyCar est très compétitive et très intéressante. Je suis la série, et étant un fana de courses, j’essaie de toutes les suivre.

Actuellement pilote en Formule E avec Andretti Autosport, l’ex-pilote Marussia et Caterham a discuté avec Michael Andretti à propos d’un éventuel test bien qu’il ne cache pas porter son regard vers d’autres écuries. Enfin, Pic est persuadé que l’IndyCar va voir arriver une vague de pilotes européens frapper à sa porte dans les années à venir. “L’IndyCar peut profiter de cette vague. Tout le monde sait que cette série offre un championnat solide et je pense que cet élan va se poursuivre.



Le cas Alexander Rossi est assez inhabituel. Agé de 23 ans, cet américain qui a débuté la course automobile à 17 ans dans son pays a immédiatement orienté sa carrière vers l’Europe afin d’atteindre son rêve, accéder à la Formule Un, comme un certain Scott Speed. Après avoir gagné en Formule Renault 3.5 et en GP2, le natif d’Auburn en Californie a touché son rêve du bout des doigts en roulant en F1 pour le compte de Marussia à Austin au Texas lors des essais libres du Grand Prix des Etats-Unis. Malheureusement, la faillite de son écurie a mis fin à ses espoirs de devenir pilote de course. Aussi c’est désormais du côté de l’IndyCar qu’il aspire poursuivre sa carrière.

Concernant 2015, je suis plutôt excité quant à mes possibilités de rouler en IndyCar et je ne suis pas le seul à déclarer que ces courses sont parmi les meilleures au monde“, se réjouit Rossi. “J’ai parlé avec plusieurs écuries, je me suis rendu à Indianapolis dans le cadre de réunions en prévision de la prochaine saison.

En tant qu’américain, Rossi, même s’il a effectué son apprentissage de la course en Europe pourrait être le porte drapeau idéal d’une nation qui n’a toujours pas rendu à l’IndyCar sa place de catégorie numéro #1 aux Etats-Unis face à la NASCAR. Et pour cela, il faut bien entendu que Rossi soit parmi les meilleurs ! Une attente que le jeune pilote s’est lui-même fixée :
Je veux être dans une voiture performante et après avoir évolué dans les formules de promotion en Europe et gagné là-bas, je pense être prêt à le faire ici et me battre immédiatement devant.” Enfin, grâce à ses années passées à travailler dans les coulisses d’une équipe de F1 avec Caterham et Marussia, il est persuadé que son bagage technique lui permettra d’apporter énormément aux équipes qui devront développer et mettre au point leurs nouvelles voitures avec l’introduction des kits aéro.

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