Action Express Racing remporte les 12H de Sebring 2015

Dès le début de l’épreuve, les concurrents imprimaient un rythme très soutenu. A ce petit jeu, Olivier Pla, poleman la veille, s’en sortait le mieux puisqu’après quelques tours de course, le français comptait 10 secondes d’avance sur ses poursuivants et ce, jusqu’à son passage par les stands. Malheureusement pour ce dernier, le patron pilote Tracy Krohn ne pouvait imprimer le même rythme et se faisait rapidement distancer.

Au gré des arrêts aux stands, la HPD ARX-03b n°1 prenait le leadership suivi de près par la Corvette DP n°5. Quelques secondes plus loin, suivaient la Ligier du Michael Shank Racing et les trois Corvette DP, à savoir la n°10, la n°31 et la n°90. Malheureusement pour Michael Shank, Ozz Negri mordait trop sur un vibreur et envoya sa Ligier à pleine vitesse dans la pile de pneus. Après de très bonnes performances à Daytona et lors des essais et qualifications de Sebring, on attendait surement mieux chez les troupes de la n°60.

Au jeu des arrêts aux stands et des déboires des uns et des autres, c’est Sébastien Bourdais, Christian Fittipaldi et Joao Barbosa qui s’en sortent le mieux. Toujours aux avant postes du début à la fin, le trio a franchi la ligne d’arrivée avec 1 tour d’avance sur la Corvette n°10 du Wayne Taylor Racing. Pourtant après des problèmes de freins et une touchette avec un concurrent, le podium était loin d’être atteint pour la famille Taylor.

En troisième position on retrouve une autre Corvette avec celle du VisitFlorida.com Racing. Richard Westbrook a trouvé l’ouverture sur la Riley-Ford du Chip Ganassi Racing à seulement 10 minutes du terme. Carton plein donc pour le Corvette puisque quatre de ses autos complètent le top 5.

Du côté du Tequila Patron ESM, la course ne s’est pas terminée comme elle avait commencé. La n°1 a abandonné sur un souci de direction alors que la n°2 n’a pu réparer son problème de puissance. La Deltawing a elle aussi dû abandonner mais sur un souci de suspension.

Du côté des LMPC, l’édition de 2014 ne s’est heureusement pas répétée. Les erreurs et crashs auront été nettement moindres et la qualité de pilotage au rendez-vous. Au bout des 12H de course, c’est le PR1/Mathiasen Motorsports qui sort avec les honneurs. Le team réalise même le doublé Daytona/Sebring et débute leur saison de la meilleure des façons. Le CORE Autosport termine deuxième dans le même tour que les vainqueur alors que le Performance Tech Motorsports occupe la dernière place sur le podium à 1 tour.

En GTLM, comme à l’habitude, la course aura été très disputée jusqu’à son terme. Ainsi, c’est la Corvette n°3 qui sort vainqueur de ce mano à mano. La Ferrari n°62 du Risi Competizione termine deuxième à 1 minute de la tête alors que la Porsche Falken Tire, qui était en retrait depuis le début du week-end, termine finalement troisième. Pour le quarantième anniversaire de la victoire de la BMW 3.0 CSL, la Z4 n°24 termine quatrième à 1 tour.

Dans le clan Porsche, c’est un peu la douche froide. Après avoir occupé le devant de la scène pendant près de 11h, tous les espoirs de victoires se sont envolés dans la dernière heure. C’est tout d’abord la n°912 qui a du abandonner toutes chances de victoire suite à un problème à la roue arrière gauche. 30 minutes plus tard, c’est la voiture sœur, la n°911 qui a lâché prise suite à un problème de boîte de vitesse. Ces dernières terminent respectivement septième et cinquième. Avec quatre DP dans le top 5 et la C7R victorieuse, le constructeur américain réalise une édition parfaite.

En GTD aussi la bataille a été belle. Cela a commencé plus tranquillement qu’en GTLM mais les écarts se sont resserrés au fur et à mesure que la course avançait. C’est donc le Team Seattle/Alex Job Racing qui rafle la mise grâce à Mario Farnbacher, Alex Riberas, et Ian James. Ils devancent l’Aston Martin n°007 du TRG-AMR et la Ferrari n°63 du Scuderia Corsa. Tout s’est joué dans les 10 dernières minutes. Tout d’abord, c’est la Viper n°33 qui faisait l’effort derrière la n°23 et était récompensée à 15 minutes du terme après que Farnbacher ait loupé son freinage.

Malheureusement pour Bleekemolen, son moteur le trahissait à 5 minutes de l’arrivée. La Porsche récupérait donc son bien alors que l’Aston Martin et la Ferrari grimpait d’une place. Maigre consolation pour le clan du Riley Technologie qui place sa deuxième Viper, la n°93, au pied du podium. La n°33 termine seulement neuvième. La BMW des champions en titre a été très discrète pendant ces 12H et termine à une anecdotique huitième place.

Les résultats (PDF)

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