La NASCAR désamorce la polémique de fin de course

Kurt Busch s’est-il fait voler par la NASCAR ? Les débris étaient-ils présents ? Fallait-il sortir le drapeau jaune après le passage sous le drapeau blanc suite à l’accident de Greg Biffle ? Autant de questions que se posent de nombreux fans, notamment ceux de Kurt Busch après les évènements de la fin de course. Le pilote de la Stewart-Haas Racing, qui a mené 65 tours en Californie, a lui aussi soufflé sur les braises en déclarant “WWE” dans sa radio lorsque la NASCAR a sorti le premier drapeau jaune qui a conduit au second green-white-checkered.

Pour cette neutralisation, la NASCAR se défend simplement en indiquant que plusieurs équipes ont indiqué la présence d’un débris sur la trajectoire, un débris sur lequel un des concurrents a roulé une fois le drapeau jaune brandi.

“Nous avons eu de multiples messages par radio qui indiquaient la présence d’un débris et il a été confirmé. Il y avait une pièce métallique sur la trajectoire et un pilote a roulé dessus sous régime de neutralisation.”
– Richard Buck, directeur des NASCAR Sprint Cup Series

Paul Wolfe chef d’équipe de Brad Keselowski admet n’avoir pas vu le débris en question, mais reconnaît également que plusieurs personnes ont indiqué la présence d’un débris que la NASCAR a identifié avant de sortir le drapeau jaune. Pour Brad Keselowski, vainqueur sur l’Auto Club Speedway, il reconnaît la supériorité de ses rivaux de la Stewart-Haas Racing en terme de performance pure sur l’ensemble du week-end.



Lors de la seconde tentative de green-white-checkered, Greg Biffle a tapé le mur sous le drapeau blanc alors que Kurt Busch était en tête. Alors que le pilote de la Roush Fenway Racing était dans le mauvais sens par rapport à la course, la NASCAR n’a pas sorti le drapeau jaune, ce qui a permis à Greg Biffle de se remettre dans le bon sens et de repartir, mais aussi à Brad Keselowski de prendre la tête de la course et selon ses propres termes “voler la victoire” .

Le directeur des NASCAR Sprint Cup Series se défend en indiquant que la NASCAR n’a aucun favori, alors que de son côté Steve O’Donnell, vice-président de la NASCAR est intervenu dans l’émission The Morning Drive  sur les ondes de SiriusXM NASCAR Radio pour indiquer que la NASCAR faisait toujours son maximum pour terminer les courses sous drapeau vert tout en préservant l’intégrité physique des pilotes.

“Je veux être clair, si nous pouvons terminer sous drapeau vert sans mettre en danger la vie des pilotes, nous le faisons, mais nous nous posons toujours la question de la sécurité des pilotes.”
– Steve O’Donnell, vice-président NASCAR

L’accident de Greg Biffle dans le dernier tour de l’épreuve de Fontana n’est pas sans rappeler celui de Kyle Larson dans la dernière boucle des DAYTONA 500, deux accidents, mais deux façons d’agir du côté des officiels, puisque la course s’est terminée sous drapeau vert à Fontana, alors que le drapeau jaune a été immédiatement brandi sur le Daytona International Speedway.

“Nous devons regarder l’accident et la sécurité des pilotes en tout premier lieu. Lorsque nous avons vu l’accident de Kyle Larson qui a tapé le mur à haute vitesse, nous avons vu la nécessité de faire intervenir les équipes de sécurité immédiatement ce qui a entraîné le drapeau jaune.”
– Steve O’Donnell

En outre, le vice-président de la NASCAR en charge de la compétition a indiqué que les officiels présents au-dessus de la ligne de départ/arrivée n’ont pas vu de débris suite à l’accident de Greg Biffle.

“Si à Daytona Kyle (Larson) avait tapé le mur et pu continuer sa course, nous n’aurions pas sorti le drapeau jaune. Dimanche un pilote [Greg Biffle] a été capable de se remettre à temps et nous savions que nous avions du temps pour prendre une décision.”

Steve O’Donnell s’est également expliqué sur le processus de vérification des débris qui entraînent des neutralisations. Lorsque des pilotes ou des spotters indiquent la présence d’un débris, l’équipe de sécurité présente à l’intérieur du circuit fait une vérification qui entraîne la sortie du drapeau jaune si la présence du débris est avérée.

“Si c’est sur la trajectoire, alors cela devient une question de sécurité. Nous agiterons le drapeau jaune à chaque fois que cela sera nécessaire. Si quelqu’un avait roulé à haute vitesse sur cette pièce de métal et que cela avait occasionné un accident suite à un problème de pneumatique, nous aurions entendu tout le contraire. Nous devons vivre avec cela. C’est notre métier que de prendre des décisions. Nous nous placerons toujours du côté de la sécurité si nous voyons quelque chose qui ne bouge pas. Quand ça ne bouge pas, ce qui est le cas la plus part du temps, c’est une pièce de métal ou quelque chose de lourd qui peut endommager une voiture.”

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