Les pneumatiques au centre des discussions

À la suite de l’épreuve de Fontana la NASCAR indiquait avoir récupéré les pneumatiques de quatre des cinq premiers de l’épreuve pour effectuer une analyse auprès d’une entreprise extérieure et ce sans que Goodyear, le manufacturier unique dans les séries nationales, soit concerné de près ou de loin par cette affaire. Ainsi, les pneumatiques de Kevin Harvick, Kurt Busch, Paul Menard et Ryan Newman ont été contrôlés et déclarés conformes quelques jours après la course.

Si quatre voitures ont été contrôlées, il y en a une plus que les autres qui est au centre de toutes les attentions, celle de Kevin Harvick. Depuis le Texas en fin de saison dernière, le champion 2014 n’a pas quitté le top-2, signant quatre victoires et autant de deuxièmes places, ce qui suscite de nombreuses interrogations dans le peloton, notamment au niveau de la gestion des pneumatiques.

Parmi les pilotes qui se posent des questions, Jeff Gordon. Le quadruple champion de la NASCAR s’est déjà retrouvé dans pareille situation, c’était en août 1998 après l’épreuve de Loudon, lorsque Jack Roush, patron de la Roush Fenway Racing dans laquelle était engagé Mark Martin son plus proche rival au championnat, avait accusé la NASCAR de partialité. Une vérification approfondie des pneumatiques de la Chevrolet Monte Carlo n°24 avait alors eu lieu et la Hendrick Motorsports en était ressortie blanchie.

“Je pense qu’il y a des choses qui sont faites. Quand vous êtes à ce niveau et que vous entendez parler de cela, je pense que cela a été fait.  Il y a une chose qui n’est pas claire c’est la façon dont cela a pu être fait.”
– Jeff Gordon



Goodyear indique une pression recommandée pour la course que les équipes sont libres de suivre, mais lorsqu’il s’échauffe la pression du pneumatique augmente, ce qui dégrade les performances, mais certains pilotes dont Jeff Gordon, demande à ce que la NASCAR mette en place une valve de purge qui permettrait de maintenir la pression des pneumatiques. Ce système est pour l’instant interdit par la NASCAR, mais des rumeurs indiquent que certaines équipes auraient trouvé un moyen de mettre en place ce système de purge. Selon nos confrères d’USA Today, certaines équipes feraient de petits trous dans les pneumatiques pour que le surplus de pression puisse être évacué.

“Il y a beaucoup de discussion et de rumeurs à ce sujet. Il est évident que certaines personnes pensent que quelque chose est arrivé et est-ce que la NASCAR va réagir ? Je n’ai pas la réponse à cette question. La NASCAR essaye de mettre tout le monde sur un pied d’égalité, mais si quelqu’un enfreint la règle il devra en payer le prix.”
– Alan Gustafson

Selon le règlement de la NASCAR une telle infraction est classée dans la catégorie P5 et serait punie d’un retrait de 50 points tant au classement des pilotes qu’à celui des propriétaires. De plus le chef d’équipe écoperait d’une amende allant de 75 à 125 000 dollars et d’une suspension de six semaines de compétition.

Multiple vainqueur à Martinsville, Denny Hamlin espère que si la triche est avérée la sanction sera exemplaire et surtout permanente.

“Je sais que la NASCAR a discuté avec tous les chefs d’équipe l’an dernier à Phoenix en leur demander d’arrêter de faire ça. Je pense que s’ils ont dit d’arrêter c’est qu’ils ont vu quelque chose. Si ça sort ici et qu’ils étaient au courant de ça, ils devraient être bannis pour toujours. C’est un sport professionnel et les gens qui modifient les pneumatiques c’est quelque chose de très important. Il n’y a pas la place pour cela dans notre sport, c’est une certitude. J’espère qu’ils vont réprimer sévèrement s’ils trouvent des coupables, ils devraient avoir des vacances permanentes quelque part.”
– Denny Hamlin

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