Erik Jones se souviendra de ses débuts en Sprint Cup

Une semaine après avoir décroché sa première victoire en NASCAR XFINITY Series, Erik Jones ne s’attendait sûrement pas à faire ses débuts en NASCAR Sprint Cup Series, pourtant le pilote de développement de la Joe Gibbs Racing a été jeté dans la fausse aux lions sans le moindre préavis. Débuter à Bristol n’est jamais un cadeau, mais sans le moindre repère en essais, ni le moindre test au volant d’une voiture de Sprint Cup cela tient du cadeau empoisonné.

Après douze tours de course sur le Bristol Motor Speedway dans le Tennessee, Denny Hamlin ressent des douleurs dans son cou, des douleurs qui vont crescendo. C’est ainsi qu’il décide de se faire soigner lorsque le drapeau rouge est de sortie après une petite vingtaine de tours, mais la douleur persiste et plutôt que de risquer sa vie ou celle des autres, le pilote de la Toyota Camry n°11 décide de jeter l’éponge alors qu’il pointe en cinquième position. Même en étant remplacé, Denny Hamlin est assuré de marquer les points au classement des pilotes, puisqu’il a pris le départ de la course.

“Je ne suis pas à cent pour cent. Avec ce format de Chase c’est tout pour la victoire et je ne pouvais pas me battre pour la victoire. Cela aurait été une totale injustice pour mon équipe de ne faire que quelques tours.”
– Denny Hamlin

Dans le même temps à 155 miles de là, dans les environs de Charlotte en Caroline du Nord, Erik Jones est tranquillement sur son canapé et essaye de faire une sieste entre deux morceaux de course. C’est alors qu’il reçoit un SMS d’un des membres de l’équipe lui indiquant que l’équipe pourrait avoir besoin de lui à Bristol. Pour remplacer quel pilote ? Erik Jones ne le sait pas encore.

Il fait rapidement un sac, appelle son père pour lui indiquer qu’il pourrait rouler en Sprint Cup à Bristol avant de se rendre à l’aéroport de Charlotte où un jet privé de la Joe Gibbs Racing l’attend. Le temps de manger quelques M&M’s (sponsor oblige…) dans l’avion qui l’emmène dans le Tennessee, Erik Jones a ensuite le droit à l’hélicoptère pour arriver au circuit où il est accueilli par Dave Rogers le chef d’équipe de la Toyota Camry n°11.

“Je n’avais jamais parlé à Erik avant qu’il n’ouvre la porte et je lui ai dit, ‘Salut, je suis Dave, le chef d’équipe de la n°11. Change-toi et allons courir !’ Il m’a regardé en me demandant si j’étais sérieux je lui ai répondu que oui.”
– Dave Rogers



Du fait du changement de pilote, Erik Jones repart de l’arrière du peloton pour ses premiers tours au volant d’une voiture de Sprint Cup. Sous le drapeau à damier Erik Jones a coupé la ligne en vingt-sixième place avec six tours de retard. Passer de la XFINITY à la Sprint Cup n’est pas aisé et Erik Jones a pu s’en rendre compte sur le short track du Tennessee.

“C’est comme comparer du football universitaire et la NFL. Honnêtement vous avez dix voitures qui peuvent jouer la gagne en XFINITY, en Cup il y en a 20, 25. C’est un niveau de compétition différent. C’est vraiment acharné. Personne ne lâche le moindre centimètre.”
– Erik Jones

Au final, il aura fallu une centaine de tours à Erik Jones pour se mettre dans le rythme de la course, mais le mal était déjà fait puisque la Toyota Camry n°11 était déjà à plus de deux tours.

“Je suis vraiment fier d’Erik. Il a fait un travail phénoménal. Je pense que la chose la plus importante était de gérer nos attentes et il les a toutes atteintes. Il s’est rapidement mis dans la course. Il a appris différentes courses. Vous avez pu voir la confiance grandir tout au long de la course.”
– Dave Rogers

Le natif de Byron dans le Michigan, dont les débuts officiels en Sprint Cup devraient avoir lieu lors du week-end du Kansas les 8 et 9 mai prochains, reconnait avoir beaucoup appris.

“J’ai beaucoup appris. J’espère essayer cela de nouveau.”
– Erik Jones

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