Brian France pense à réduire la distance de certaines courses

Réduire la distance de certaines courses, pour les rendre plus facilement regardables à la télévision ne date pas d’hier. Cela fait près de vingt ans que certaines pistes ont réduit la distance de leurs courses. Le Dover International Speedway a été le pionnier en la matière en 1997 en passant sa course automnale de 500 à 400 miles, l’année suivante, le Monster Mile, voyait également sa course de printemps être définitivement amputée de cent miles pour s’établir, elle aussi, à 400 miles.

Depuis cette date, l’idée a fait du chemin, Fontana a ainsi réduit sa course restante de 500 à 400 miles  en 2010, alors que deux ans plus tard le Pocono Raceway perdait cent miles sur chacune de ses courses qui font désormais 400 miles. En outre, lorsque Fontana a perdu une date au calendrier au profit du Kansas cela a été pour une course de 400 miles contre 500 en Californie. Il en a été de même lorsqu’Atlanta a perdu sa seconde date pour le Kentucky.

Pour Brian France il existe une corrélation entre la durée des courses et l’action en piste qui en découle, puisque les pilotes ont moins de temps pour aller chercher des positions et la victoire.

“Une course de 400 miles nous donne la plupart du temps une meilleure compétition en piste. En outre, les fans suivent plus facilement les courses. Cela fait donc deux bonnes raisons pour en réduire certaines. [Sur 400 miles] Si l’on regarde les changements de leader, la marge de victoire et différentes autres données, la qualité de course est meilleure.”
‐ Brian France



Au final, sur les 36 courses qui font le championnat 2015, un quart de la saison (neuf courses sur 36), fait 500 miles ou plus, puisque Charlotte accueille une course de 600 miles à la fin du mois de mai. Les autres courses de 500 miles se déroulent à Daytona, Atlanta, au Texas (deux fois), à Talladega (deux fois), Darlington et Charlotte.

À titre de comparaison, il y a quinze courses qui se déroulent sur une distance de 400 miles, le Kansas, Dover, Pocono et le Michigan à deux reprises à chaque fois, ainsi que Las Vegas, Fontana, Daytona, le Kentucky, Indianapolis, Chicagoland et Homestead.

Il paraît impensable de toucher à la course de 600 miles de Charlotte puisque l’histoire de ce tracé, mais aussi une partie de l’histoire de la NASCAR, s’articulent autour de cette course exigeante et éprouvante, tant pour la mécanique, les pilotes, mais aussi pour les mécaniciens les ingénieurs et les chefs d’équipe. Parmi les courses de 500 miles, la NASCAR ne touchera pas à ses deux joyaux que sont les DAYTONA 500 et les Southern 500 de Darlington, pour les mêmes raisons que les Coca-Cola 600 de Charlotte. On peut également ajouter à cette liste les deux épreuves du Talladega Superspeedway et la course d’Atlanta.

Dans la liste des pistes accueillant des courses de 500 miles, il ne reste donc que le Charlotte Motor Speedway et sa seconde course de la saison, ainsi que le Texas Motor Speedway, une piste qui a fait son apparition au calendrier en 1997, là encore avec une course de 500 miles par saison jusqu’en 2004 avant d’accueillir deux fois 500 miles depuis 2005. L’ovale d’un mile et demi du Texas semble être le plus indiqué à voir au moins l’une de ses courses passer à 400 miles dans un futur proche, mais la NASCAR ira-t-elle dans ce sens ? Rien n’est moins sûr.

Selon vous quelles sont les pistes qui doivent perdre au moins cent miles ? N’hésitez pas à laisser votre avis dans les commentaires de cet article.

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