Kevin Harvick souhaite une réforme du calendrier

Au mois de mars à l’occasion de l’épreuve disputée sur l’Auto Club Speedway, Kevin Harvick s’était déjà fait remarquer en indiquant que la grande majorité des pistes ne devaient pas avoir deux courses par an. Sur le Talladega Superspeedway, le pilote de la Stewart-Haas Racing en a remis une couche et il commence à trouver l’appui de certains de ses rivaux, à commencer par Brad Keselowski.

Ce vendredi, Kevin Harvick a énoncé sa vision de la NASCAR sur différents domaines, tels que la façon de faire grandir le sport, ce qui est important dans le planning de la course, sur quelles pistes il faudrait aller, mais aussi sur son ressenti sur les faibles changements effectués au calendrier ces dernières années.

C’est sur Twitter que Kevin Harvick a trouvé de l’écho à ses propos avec Brad Keselowski, le pilote de la Team Penske jugeant intéressant le fait que les problèmes de calendrier reviennent une fois encore sur la table.

Que ce soit Kevin Harvick ou Brad Keselowski, ils ne jugent pas le calendrier trop long, mais manquant de variété avec seulement 23 pistes différentes pour les 36 courses que comptent le championnat et les 38 si on y inclut les deux épreuves hors-championnat, ce qui fait que treize pistes accueillent la Sprint Cup deux fois (Daytona, Phoenix, Martinsville, Texas, Bristol, Richmond, Talladega, Kansas, Charlotte, Dover, Pocono, Michigan et le New Hampshire -ndlr). Cependant, Jimmie Johnson fait partie des pilotes qui souhaiteraient raccourcir le nombre d’épreuves.



En détail les propos de Kevin Harvick.

Comment faire grandir le sport :

“Si vous voulez faire grandir ce sport, je crois que certaines pistes n’ont besoin que d’une course. Je crois que le calendrier a besoin d’être modifié. Les gens aiment les choses qui changent, ils n’aiment pas que ça stagne. De mon point de vue, la chose qui stagne le plus dans notre sport, c’est notre calendrier et les pistes sur lesquelles nous allons. Nous nous acharnons inutilement. Parfois, il faut changer les choses pour garder de l’excitation et de l’enthousiasme dans le sport. Je pense que notre calendrier est le point faible avec certaines pistes sur lesquelles nous allons. C’est mon point de vue.”

L’importance du planning des courses :

“Les choses les plus importantes pour nos sponsors sont l’exposition à la télévision et les interactions sur les réseaux sociaux. Il est important d’avoir des fans sur les épreuves dans les tribunes, mais à la fin de la journée, seule la visibilité du sponsor compte. Je sais que nous avons parlé des courses du samedi soir et que beaucoup de gens les aiment, mais plus de gens regardent celles du dimanche après-midi à 13 h. Pour moi, il faut rouler quand il y a le plus de gens devant la télévision. Les fans dans les tribunes voient quelque chose, mais l’audience TV est la plus importante.”

Où la Cup doit aller :

“Je sais que la première piste sur laquelle j’aimerais me rendre est l’Iowa. Je pense que tout le monde veut voir plus de courses sur short track et plus de pistes. Les courses routières, nous en avons deux, la plupart des équipes ont deux voitures pour les circuits routiers et dépensent beaucoup d’argent dans ce programme. Je vote pour l’ajout d’une course routière, car à l’international les course routières sont reconnues par les fans, il n’y a pas tant d’ovales. Vous pouvez miser sur les courses routières. Montréal a fait du très bon travail. Nous pourrions aller à Laguna Seca. Il y a beaucoup de bonnes pistes. J’ai toujours été fan de faire le banquet de fin de saison sur une piste sur laquelle nous n’allons pas pour un évènement wildcard . Allons sur le Milwaukee Mile et voyons comment ce marché réagit. Même si vous n’avez que 30 ou 40 000 personnes dans les tribunes, si vous faites un bel évènement à la télévision pour que ce soit quelque chose d’unique, c’est ce que les gens voudront.”

Pourquoi n’a-t-il pas l’impression que des changements ont eu lieu :

“Deux compagnies (International Speedway Corp. et Speedway Motorsports Inc. – ndlr) possèdent la majorité des pistes. Je pense que lorsque nous regardons ce que la NASCAR, les constructeurs et les équipes ont fait comme changements, ils ont fait d’énormes sacrifices. Les règles ont changé, les châssis ont évolué, la sécurité a été améliorée. Ce n’est pas que les pistes ne font pas d’effort, mais elles doivent faire un effort différent. C’est mon point de vue.”

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