Erik Jones a beaucoup appris au Kansas

 Il y a des quarantièmes places sur lesquelles il est possible de construire quelque chose. Celle d’Erik Jones sur le Kansas Speedway est de celles-ci. Le pilote de la Joe Gibbs Racing, s’il n’est pas satisfait du résultat final et peut nourrir des regrets, peut surtout trouver des motifs de satisfaction dans cette onzième course de la saison.

Parti de la sixième ligne, Erik Jones a connu des premiers tours compliqués avec un problème de radio, une fois celui-ci réglé le natif de Byron dans le Michigan, n’a cessé de gagner des positions pour venir se poster dans le top-10, voire le top-5, jusqu’au 196ème tour et l’accident dont il a été victime dans la ligne droite avant après avoir perdu seul le contrôle de la Toyota Camry n°18.

“Je l’ai perdue et c’est mauvais. J’avais une bonne nuit jusque-là. Nous avions une voiture très rapide et j’essayais de m’améliorer sur la fin et je cherchais où était la limite de la voiture. Malheureusement nous l’avons trouvée et nous essayerons d’être meilleurs et nous verrons si nous aurons une autre chance dans cette voiture.”
— Erik Jones



S’il avait remplacé Denny Hamlin en cours d’épreuve à Bristol, le Kansas marquait les débuts d’Erik Jones en NASCAR Sprint Cup Series. Meilleur temps de la dernière séance d’essais, qualifié dans le dernier groupe des qualifications, une course solide dans le tour du leader, Erik Jones a des atouts dans sa manche en vue de son avenir dans la division reine de la NASCAR.

En effet, le pilote de développement de la Joe Gibbs Racing ne sait pas encore quel sera son avenir en Sprint Cup, puisqu’il n’y a toujours aucune date de retour à la compétition de Kyle Busch, blessé depuis son accident en NASCAR XFINITY Series à Daytona pour l’ouverture de la saison.

“J’ai beaucoup appris dans le trafic, à l’avant, à courir avec ces gars [les pilotes de la Cup], mais aussi comment l’aéro fonctionne sur ces voitures. Malheureusement je n’ai pas pu finir le travail alors que nous avions une voiture de top-10. J’ai perdu le contrôle à la sortie du virage n°4 et je me suis mis dans le mur. C’est entièrement de ma faute. Nous avions une bonne nuit avant cela, donc ce n’est pas si mauvais que ça. J’ai beaucoup appris et nous serons meilleurs la prochaine fois. Je suis prêt pour la suite, j’espère que j’aurai une autre chance.”

Erik Jones sera-t-il de retour pour les Coca-Cola 600 dans un peu moins de deux semaines ? Pour l’instant rien n’est défini, mais il y a fort à parier qu’en cas de retour de Kyle Busch à la compétition, Erik Jones se tiendra prêt dans le stand de la n°18 pour pallier toute faiblesse physique de Kyle Busch dans ce qui sera la course la plus longue du calendrier.

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