Juan Pablo Montoya remporte l’Indy 500 pour la seconde fois

Juan Pablo Montoya est désormais un double vainqueur de l’Indy 500. Sa première victoire datait de l’an 2000 lorsqu’il pilotait pour la Chip Ganassi Racing, il est désormais vainqueur pour le compte de l’ennemi juré, la Team Penske. Le Colombien offre ainsi à Roger Penske sa seconde victoire de renom cette saison après les DAYTONA 500 remportés par Joey Logano au mois de février dernier.

Celui qui fêtera son quarantième anniversaire en septembre prochain pouvait laisser éclater sa joie au moment de boire une gorgée de lait pour célébrer sa seconde victoire à l’Indy 500, la seizième pour son propriétaire Roger Penske, après un dépassement musclé par l’extérieur au tour 197 dans le virage n°1 sur son coéquipier Will Power qui court toujours après un succès aux 500 miles.

“La Chevrolet était très bonne tout au long de la journée. C’était une course incroyable tout au long de la journée.”
— Juan Pablo Montoya



Sous le drapeau à damier, Juan Pablo Montoya devance finalement son coéquipier Will Power, alors que Charlie Kimball, Scot Dixon et Graham Rahal complètent le top-5. Marco Andretti, Hélio Castroneves, JR Hildebrand, Josef Newgarden et Simon Pagenaud sont dans les dix premiers de la 99ème édition des 500 miles d’Indianapolis.

Alors que la course a mis du temps à s’installer, avec un drapeau jaune dès le premier virage lié à un accident entre Takuma Sato et Sage Karam, les favoris sont restés les mêmes tout au long des 200 tours à savoir les pilotes de la Team Penske et ceux de la Chip Ganassi Racing.

Parti de la pole position, Scott Dixon a mené les premiers tours et s’est de suite affirmé comme un prétendant à la victoire. Le pilote de la Chip Ganassi Racing a mené un total de 84 tours, mais a laissé passer sa chance dans les derniers tours, n’étant jamais en mesure de contrarier la bataille interne entre les pilotes de la Team Penske. D’autant que le vainqueur de l’Indy 500 en 2008 a perdu un autre coéquipier à l’entame du dernier quart de la course, à savoir le Brésilien Tony Kanaan, parti à la faute dans le virage n°4 juste après un ravitaillement.

Lors de la relance à une quarantaine de tours du drapeau à damier, la course est entrée dans une autre phase et les dépassements pour la tête se sont avérés plus musclés. Un débris dans la ligne droite arrière à 33 tours de la fin contraignaient les officiels à sortir le drapeau jaune pour la cinquième fois de la journée et tous les leaders, Carlos Muñoz et Justin Wilson exceptés, en profitaient pour repasser une dernière fois par les stands afin d’avoir le carburant nécessaire pour aller au bout. Les deux pilotes de la Andretti Autosport tentait un coup stratégique, mais le déficit de puissance des moteurs Honda, en plus de devoir économiser du carburant et composer avec des pneumatiques usés causera leur perte dans les derniers tours de la course.

Un dernier accident au tour 178 impliquant Sebastian Saavedra, Stefano Coletti et Jack Hawksworth a contraint les officiels à sortir le drapeau jaune pour la sixième fois de la journée pendant une quinzaine de tours le temps d’évacuer les différentes épaves, mais aussi d’aider le Colombien à sortir de sa monoplace. Blessé à une cheville, il devra de nouveau être examiné par le corps médical de l’IndyCar avant de revenir à la compétition.

Dans les quinze derniers tours de la course la lutte a été féroce entre Scott Dixon, Will Power, Charlie Kimball et Juan Pablo Montoya pour la tête de la course.

Le Colombien n’a pas eu la partie facile dans cette 99ème édition de l’Indy 500. Dès la première neutralisation il est touché par Simona de Silvestro à l’arrière droit et est contraint de passer par les stands pour changer tout le bloc arrière. S’il ne perd pas de tour dans l’affaire, il repart en dernière position et doit remonter tout le peloton, mais un nouveau problème viendra le ralentir, lorsque lors de son premier arrêt sous drapeau vert il s’arrête sur le tuyau d’air comprimé pour le pistolet pneumatique dédié à la roue avant droite, résultat de précieuses secondes s’envolent pour le pilote de la Dallara Chevrolet n°2, mais les différents faits de courses lui permettront de revenir dans la course à la victoire.

Trois Français étaient alignés au départ de la course et le plus en vue a été Simon Pagenaud qui a mené la course à de nombreuses reprises, mais suite à un contact avec un adversaire à une vingtaine de tours de la fin, il a été contraint de repasser par la voie des stands lors de la dernière neutralisation pour changer son aileron avant. Reparti parmi les derniers pilotes dans le tour, il sera capable de remonter dans le top-10, mais a laissé évaporer toute chance de victoire avec ce contact.

Sébastien Bourdais se classe onzième après avoir passé une bonne partie de la course dans le top-10, mais sans avoir réellement pesé sur la course alors que Tristan Vautier a été contraint à l’abandon sur problème mécanique au tour 116.

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