Il était une fois… David Pearson plus malin que Richard Petty

On a beau être un quadruple champion NASCAR, comme l’est Richard Petty à l’entame de la saison 1974, on peut se faire avoir comme un bleu. Le pilote aux 200 victoires en NASCAR en a fait l’amère expérience lors de l’édition 1974 des Firecraker 400 disputés sur le Daytona International Speedway. Le nom de son bourreau, David Pearson triple champion NASCAR.

Vainqueur de trois titres pilotes et de 105 victoires dans sa carrière en NASCAR, David Pearson a toujours été rapide, mais c’était la stratégie et la ruse qui le rendait pratiquement imbattable. C’est à Daytona, en 1974 à l’occasion des Firecracker400 qu’il a réussi son plus beau coup en se payant le scalp de Richard Petty.

La seizième édition de cette course de 400 miles sur l’anneau de 2,5 miles de la Floride est des plus classiques avec une bataille entre David Pearson, Richard Petty, Cale Yarborough et Buddy Baker. Au fur et à mesure que les tours défilent, la lutte pour la finale s’intensifie entre deux noms, comme souvent, David Pearson et Richard Petty.

Alors qu’il passe sous le drapeau blanc en tant que leader juste devant Richard Petty, David Pearson ralenti à la sortie du tri-ovale et son adversaire s’empare des commandes de la course à moins de deux miles du drapeau à damier.

Dans les tribunes tout le monde pense à un problème mécanique, même les commentateurs radio pour MRN ne savent ce qui arrive. “Si c’est une manœuvre de David ou s’il a un problème, nous le saurons dans une minute.”

La voiture n’avait pas de problème et c’était bien une manœuvre délibérée de la part de David Pearson.

Pourquoi  ? En débutant le dernier tour en tête, avec Richard Petty quelques dixièmes de seconde derrière lui, David Pearson savait qu’il était dans une position inconfortable. Résultat il a choisi d’écrire la fin du scénario en laissant Richard Petty le dépasser, pour lui ravir définitivement la tête dans les derniers mètres. Le plan s’exécute à la perfection et à la sortie du virage n°4, David Pearson prend la tête et s’en va gagner avec trois mètres d’avance sur son rival pour ce qui est et restera une stratégie d’anthologie.

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