La famille Rosin quitte PREMA

© Chris Jones/Penske Entertainment

Plus de quarante ans après la création de l’équipe en 1983 par Angelo Rosin, une page se tourne pour la structure italienne. En effet, lui, sa femme Grazia Troncon, son fils René et sa belle-fille Angelina Ertsou ont quitté l’écurie au début de la semaine.

Équipe célèbre pour ses nombreux succès en monoplace dans les formules de promotions européennes, elle avait été rachetée en 2021 par l’entreprise suisse DC Racing Solutions Ltd., qui gère aussi Iron Lynx et Iron Dames. Cette nouvelle impulsion avait amené au lancement d’un programme en Championnat du Monde d’Endurance (FIA WEC) dans la catégorie LMP2 en 2022 – programme coupé court fin 2023 par l’abandon du LMP2 par le WEC. En 2025 enfin, l’équipe franchissait l’Atlantique pour se lancer en IndyCar, avec deux pilotes passés par ses rangs en Europe : Robert Shwartzman et Callum Ilott.

Si la saison a été relativement compliquée, elle a été marquée par l’exploit absolu de Shwartzman lors des 500 miles d’Indianapolis, lorsque le Russo-Israélien est devenu le premier rookie à décrocher la pole de cette course mythique depuis 1983. Enfin, la fin de saison a vu une belle progression de la voiture n°90, pilotée par Ilott, qui a enchaîné une série quatre top-10 en cinq courses. La saison s’est conclue par la 21ème place finale de Callum Ilott au championnat, et la 24ème place pour Shwartzman. Mais sans charter, impossible pour l’équipe de récupérer le montant d’un million de dollars du Leader’s Circle.

L’avenir de PREMA en IndyCar est toujours incertain pour le moment en raison des difficultés financières de la DC Racing Solutions Ltd. Si René Rosin tentait de « trouver des solutions » pour maintenir la branche transatlantique de l’équipe à flot, son absence laisse planer un nouveau doute sur le futur de l’écurie italienne en monoplace nord-américaine. Mais sans indication contraire, on continuera de penser que la PREMA Racing remplira bien les 26 et 27èmes places de la grille de l’IndyCar en 2026 – comme dit le dicton : « pas de nouvelles : bonnes nouvelles ».