La rumeur Romain Grosjean chez Dale Coyne semble se confirmer…

Un vide officiel qui attire forcément les rumeurs

À six semaines du lancement de la saison 2026, l’IndyCar n’a plus qu’un seul point d’interrogation majeur sur la grille : le deuxième baquet à temps plein de la Dale Coyne Racing. La série l’a rappelé noir sur blanc début janvier : la dernière place “full season” encore à attribuer se trouve chez Coyne, aux côtés de Dennis Hauger, rookie en provenance de l’Indy NXT. Sur la communication de l’équipe, le constat est identique : Hauger est confirmé, le second nom reste à renseigner.

Cette situation n’a rien d’anormal dans l’univers Coyne. La structure a l’habitude de finaliser tard, parce que le choix final dépend rarement d’un seul critère sportif. Ici, le volant est un montage : budget, partenaires, calendrier d’essais, disponibilité d’un ingénieur-clé, et désormais une variable supplémentaire avec la configuration 2026.

Un détail qui change la lecture 2026 : l’accord technique avec Andretti Global

Le point le plus important, et souvent sous-estimé, est ailleurs. Lorsque Hauger a été officialisé fin septembre, Dale Coyne Racing a annoncé un partenariat technique avec Andretti Global pour 2026. En IndyCar moderne, ce genre d’accord n’est pas une ligne dans un communiqué : c’est potentiellement une différence énorme sur la capacité à converger vite vers une voiture exploitable, surtout avec une préparation hivernale plus courte qu’on ne l’imagine.

Pour le ou la future titulaire du deuxième baquet, cela signifie un cadre plus structuré qu’un programme Coyne “classique” : méthodes de simulation, corrélation, bases de réglages, et échanges d’informations. Et c’est précisément pour ça que le nom du pilote compte, mais que le timing compte presque autant.

Le calendrier impose sa loi : St. Petersburg arrive vite

La saison 2026 démarre le 1er mars avec le Firestone Grand Prix of St. Petersburg. Dans une IndyCar où les fenêtres de performance sont serrées, signer tard ne coûte pas seulement des essais, cela coûte de la répétition opérationnelle. Procédures de stand, communication radio, manière de construire un run en pneus neufs, lecture de l’équilibre sur relais long, tout se travaille en amont.

Plus l’annonce traîne, plus l’intégration devient un sprint : prendre ses marques avec l’équipe, verrouiller un ingénieur de course, harmoniser la méthode d’analyse des données, et surtout établir une base de réglages crédible avant d’entrer dans le rythme infernal des courses de mars. Une mauvaise entrée en matière ne condamne pas une saison, mais elle peut imposer une “chasse” permanente au classement, particulièrement sur les circuits où la position en piste dicte la stratégie.

Pourquoi le nom de Romain Grosjean revient naturellement

C’est dans ce contexte que la rumeur “Grosjean chez Coyne” reprend de l’oxygène. D’abord parce que Grosjean est disponible et que son profil colle à un programme qui doit se mettre en place rapidement : expérience, capacité à donner une direction technique, et réputation de pilote capable de maximiser un package imparfait.

Ensuite parce que l’intéressé a choisi de ne pas éteindre le sujet. Dans un article publié cette semaine, Sportskeeda explique que le Français a “répondu” aux rumeurs Coyne sans conclure, en laissant volontairement planer l’ambiguïté. Traduction paddock : pas de démenti net, pas d’annonce, donc le dossier reste vivant.

Ce positionnement n’a rien d’un hasard. Quand un pilote veut vraiment couper court, la formule est généralement brutale. Ici, le ton est celui du possible, sans promesse. Et ce flou est cohérent avec l’économie d’un siège Coyne : tant que le budget n’est pas verrouillé, personne n’a intérêt à parler trop tôt.

Grosjean et la question du budget : le même message, encore

Surtout, cette posture s’aligne avec ce que Grosjean disait récemment à RACER et dans une reprise Reuters : il veut revenir en IndyCar, mais il sait que beaucoup de discussions se résument à une ligne, celle du financement. Il l’assume, et il insiste sur une idée centrale : sa valeur doit être évaluée en piste, dans la capacité à faire progresser une équipe et à placer une voiture “là où elle doit être”, davantage que dans l’apport de partenaires.

C’est exactement le genre d’argument qui peut séduire une structure comme Coyne si l’équation financière se met d’équerre. Avec un partenariat technique Andretti en toile de fond, l’équipe pourrait chercher un profil capable d’exploiter rapidement un cadre plus solide, et d’en tirer du résultat dès le premier tiers de saison.

À ce stade, il faut être précis : rien n’est confirmé. Mais l’addition des signaux raconte quelque chose. Le dernier siège est bien chez Coyne, l’équipe a un nouveau support technique, et Grosjean n’a pas coupé la rumeur, tout en rappelant que son retour dépendra d’une opportunité qui valorise la performance plus que le chéquier.

Tant que Dale Coyne Racing n’a pas officialisé son deuxième nom, le paddock continuera de regarder dans cette direction. Et plus on se rapproche du Firestone Grand Prix of St. Petersburg, plus la question deviendra simple, presque binaire : quel pilote sera prêt immédiatement, et avec quel package derrière lui.