Le vendredi 30 janvier 2026, le U.S. Department of Justice a publié un nouveau lot massif de documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein. Selon l’Associated Press, il s’agit de plus de 3 millions de pages, accompagnées de milliers de vidéos et d’un volume important d’images, dans le cadre de l’Epstein Files Transparency Act. Le ministère rappelle que ces mises en ligne sont soumises à un travail de tri et de caviardage destiné à protéger notamment les victimes et des données personnelles, et qu’une partie du contenu peut rester sensible malgré les précautions prises.
Dans cette nouvelle publication, le nom de Brian Vickers, ancien champion Busch Series 2003 et triple vainqueur en NASCAR Cup Series, apparaît dans plusieurs échanges évoqués par le site Whiskey Riff. L’information a rapidement fait réagir car Vickers fait partie des profils connus du grand public, passés par Hendrick Motorsports, Team Red Bull et l’écurie Michael Waltrip Racing.
Ce que l’on sait, et ce que l’on ne sait pas
Le point central à garder en tête est simple : apparaître dans des documents ne signifie pas être mis en cause pénalement. À ce stade, Whiskey Riff souligne lui-même qu’aucune charge n’est connue contre Vickers dans le dossier Epstein et qu’aucun commentaire officiel n’accompagnait immédiatement ces éléments.
Le site affirme que les documents montreraient des courriels datant notamment de 2012 et 2013 évoquant Vickers et son environnement, ainsi qu’un message plus tardif envoyé en 2019. Whiskey Riff mentionne aussi l’existence d’une version de projet d’accord prénuptial et d’invitations à des événements de la NASCAR, éléments qu’il attribue au contenu de la publication fédérale.
Nous ne reproduisons pas les passages crus cités par le site, d’une part parce qu’ils n’apportent rien à la compréhension sportive, et d’autre part parce que la priorité est ici d’établir les faits vérifiables.




Le lien personnel qui explique pourquoi le nom “revient” régulièrement
L’intérêt médiatique autour de Vickers tient aussi à sa relation passée avec Sarah Kellen, ancienne assistante d’Epstein. Vickers et Kellen se sont mariés en 2015, puis le divorce a été rendu public en avril 2025 selon plusieurs médias.
Le nom de Sarah Kellen est présent depuis plusieurs années dans des procédures civiles et dans la littérature judiciaire liée à l’affaire. Business Insider rapporte qu’un juge fédéral a déclaré, lors de l’audience de condamnation de Ghislaine Maxwell, que Kellen était “criminally responsible” (responsable pénalement) dans le schéma de trafic sexuel d’Epstein, tout en rappelant qu’elle n’a pas été condamnée dans ce dossier.
Autrement dit, la réapparition du nom Vickers dans l’actualité s’inscrit dans un contexte déjà connu du public américain : un ancien pilote de la NASCAR dont la vie privée a été, depuis plus de dix ans, connectée à une affaire criminelle devenue un sujet national.
Pourquoi cela touche aussi l’écosystème NASCAR
Même si les documents ne disent pas “la NASCAR”, ils peuvent toucher la NASCAR par ricochet, parce que le championnat est un milieu où la réputation des équipes et la crédibilité des partenaires font partie du modèle économique. L’idée évoquée par Whiskey Riff, à propos d’un sponsor potentiel qui s’inquiéterait de l’association d’image, parle un langage que le paddock comprend très bien : dans la Cup Series, une rumeur suffit parfois à rendre une négociation toxique, même sans conséquence judiciaire.
Et c’est précisément la limite de l’exercice médiatique : ces dossiers mélangent des éléments administratifs, des échanges privés, des pièces de procédures, parfois des documents incomplets ou fortement caviardés. L’Associated Press souligne d’ailleurs que la publication répond à une pression politique et publique forte, tout en se heurtant aux contraintes légales liées aux victimes et aux enquêtes
