Un “honorary starter” inattendu pour la 68ème édition
La NASCAR et le Daytona International Speedway ont officialisé un choix aussi surprenant que parfaitement calibré pour la semaine la plus exposée de la saison : Bart Simpson sera l’honorary starter des Daytona 500 dimanche. Concrètement, il ne s’agit pas de Nancy Cartwright, la comédienne qui prête sa voix au personnage, mais bien d’une mascotte de Bart Simpson, chargée d’agiter le drapeau vert au-dessus du Daytona International Speedway, l’ovale de 2,5 miles qui accueille l’épreuve d’ouverture.
Derrière l’effet d’annonce, la logique est limpide : FOX diffusera le même soir le 800ème épisode des Simpson, à 20h (heure de la côte Est), et la série est à l’antenne sur la chaîne depuis 1989. La présence de Bart à Daytona s’inscrit donc dans une opération de synergie assumée entre l’événement phare de la NASCAR et l’une des franchises les plus identifiables de la télévision américaine.
Daytona comme plateforme : quand l’entertainment devient un levier sportif
Le rôle d’honorary starter est, en apparence, protocolaire. En réalité, il fait partie de l’architecture médiatique des Daytona 500. La séquence du drapeau vert se situe au moment où l’audience est maximale, avant que la course ne se “dilue” dans ses premiers relais. C’est un point de contact premium pour les diffuseurs et pour le circuit, et Daytona en a fait une tradition à part entière.
Le président du Daytona International Speedway, Frank Kelleher, a d’ailleurs présenté Bart Simpson comme une icône de la culture populaire américaine et a insisté sur l’aspect “mischief” du personnage, autrement dit son ADN de trublion, parfaitement compatible avec le storytelling d’une course où tout peut basculer en une relance.
Continuité avec 2025 et miroir sportif avec 2026
La NASCAR a déjà utilisé le poste d’honorary starter pour célébrer son propre patrimoine. L’an dernier, c’est Wood Brothers Racing qui avait occupé cette fonction, avec plusieurs membres de la famille Wood impliqués dans le geste symbolique du départ.
En 2026, changement de registre : le choix de Bart Simpson vise moins l’histoire du paddock que l’extension d’audience.
Le contexte sportif, lui, reste très “NASCAR”. William Byron arrive en Floride en double tenant du titre des Daytona 500 et vise un troisième succès consécutif, une perspective rarissime à l’ère moderne tant les superspeedways sont volatiles.
Et la grille place immédiatement des noms au centre de l’écran : Kyle Busch et Chase Briscoe s’élanceront en première ligne, Busch en pole position.
Une grille de départ qui raconte déjà une partie du scénario
Sur le papier, la première ligne Busch-Briscoe intrigue, car elle mélange deux trajectoires et deux cultures d’équipe. La Chevrolet n°8 de Richard Childress Racing, très exposée depuis le début de semaine, se retrouve en première position pour “dicter” les premières lignes de draft, tandis que Briscoe, désormais sous les couleurs de Joe Gibbs Racing (structure féminine), devra choisir très vite entre protection et opportunisme, surtout si les lignes se fragmentent tôt.
Derrière, la densité des candidats sérieux continue : Joey Logano, Chase Elliott et Ryan Blaney complètent le top 5 sur la grille.
À Daytona, ces positions ne garantissent rien, mais elles donnent un avantage initial de lecture du peloton : visibilité sur les mouvements, choix de ligne plus “propre”, et possibilité d’éviter les premiers emballements si la course se tend dès le premier relais.
Une opération FOX parfaitement verrouillée
L’annonce s’insère dans une programmation millimétrée : départ des Daytona 500 à 14h30 (heure de la côte Est) sur FOX, avec une émission d’avant-course à 12h30.
La NASCAR y gagne un supplément de projecteur grand public, FOX renforce sa soirée événement, et Daytona capitalise sur une séquence de départ déjà iconique. La mascotte de Bart Simpson n’ajoutera pas un cheval à la puissance du draft, mais elle ajoute un marqueur mémorable à une édition où le sport et le spectacle se disputent toujours la première place.
