NASCAR Cup 2026 : Gibbs, Busch, Reddick, Suárez, Bowman… ceux qui jouent très gros cette saison

Ty Gibbs : la victoire devient obligatoire

En 2026, Ty Gibbs attaque déjà sa 4ème saison complète en NASCAR Cup Series. Dans n’importe quelle équipe, ce serait une année importante. À la Joe Gibbs Racing, avec la Toyota n°54 entourée de références, c’est une année charnière.

Ses saisons précédentes ont montré :

  • de la vitesse pure en qualifications,
  • des relais solides sur routier,
  • une capacité à jouer régulièrement le top 10.

Mais toujours pas la moindre victoire en Cup. Dans un environnement où les jeunes talents arrivent vite (Zilisch, van Gisbergen à plein temps, etc.), Gibbs doit désormais convertir le potentiel en trophées. Une saison 2026 sans victoire, dans une JGR capable de gagner avec ses autres voitures, relancerait forcément le débat sur son plafond.

Kyle Busch : le début du déclin ou un simple trou d’air ?

Deux fois champion Cup, plus de 60 victoires… et pourtant, Kyle Busch arrive en 2026 avec un statut très inhabituel pour lui : celui d’ancien dominé depuis plusieurs saisons.

Chez Richard Childress Racing, la dynamique de 2023 ne s’est pas confirmée. 2024 et 2025 ont été en dessous des standards “Rowdy”, au point que certains se demandent si l’association Busch/RCR n’a pas déjà donné tout ce qu’elle avait à donner. Le départ de Randall Burnett vers Trackhouse pour encadrer Zilisch ajoute une couche de complexité : nouveau chef d’équipe, nouveau langage, et un environnement qui se reconstruit.

Si Busch ne gagne toujours pas en 2026, la question ne sera plus “quand il reviendra au sommet ?” mais “jusqu’où peut-il encore descendre ?”.

Daniel Suárez : un nouveau départ chez Spire… possiblement le dernier

Vainqueur de la course Xfinity à Mexico en 2025, Daniel Suárez a rappelé qu’il était encore capable de coups d’éclat. Mais sa saison Cup avec Trackhouse a été très loin des attentes, au point de déboucher sur une séparation.

En 2026, il rebondit chez Spire Motorsports, structure en pleine croissance mais qui reste, sur le papier, un cran en dessous des top teams. L’avantage : un environnement où un top 10 régulier sera déjà vu comme un vrai progrès. L’inconvénient : encore une nouvelle équipe, encore une nécessité de se réinventer.

Pour Suárez, 2026 ressemble à une dernière fenêtre : s’il parvient à faire progresser la n°7 et à redevenir un client régulier du top 10, il relance sa valeur. S’il s’enfonce dans l’anonymat, les options futures se feront plus rares.

Tyler Reddick : le talent n’est pas en cause, les résultats oui

Tyler Reddick a tout pour être une star de l’ère Next Gen :

  • vitesse incroyable sur 1,5 mile,
  • gros niveau sur routier,
  • capacité à exploiter la haute ligne comme peu de pilotes.

Mais la saison 2025 n’a pas confirmé la montée en puissance espérée chez 23XI Racing. Trop d’erreurs, trop de journées gâchées alors que la vitesse était là.

Avec l’augmentation de puissance sur courts ovales et routiers, Reddick fait partie des pilotes qui peuvent prendre un vrai ascendant. Mais il doit capitaliser sur ce potentiel, réduire les erreurs et surtout reconstruire une saison complète. Une nouvelle campagne irrégulière laisserait la place à d’autres pour incarner l’avenir de Toyota.

Alex Bowman : le maillon le plus fragile chez Hendrick

Chez Hendrick Motorsports, la pression est toujours relative à ce que font les autres. Quand tes coéquipiers s’appellent Larson, Elliott et Byron, qu’ils gagnent des courses et des titres, chaque saison sans victoire devient un gros signal orange.

Bowman a déjà montré qu’il pouvait gagner et être très performant sur certains circuits, mais l’alignement global manque depuis l’introduction de la Next Gen.

En 2026, avec un calendrier modifié, des circuits qui lui conviennent (Chicagoland, Homestead) et une augmentation de puissance qui peut jouer en sa faveur sur certains short-tracks, il a les cartes en main. Mais dans une équipe où les sièges valent de l’or, une nouvelle saison fade ouvrirait forcément la porte à des rumeurs de remplacement à moyen terme.

Et derrière eux, d’autres dossiers brûlants

Ils ne sont pas les seuls à être sous surveillance :

  • Joey Logano : jamais aussi dangereux que les années paires, il vise un 4ème titre en profitant du retour d’Homestead en finale.
  • RFK Racing : après une saison 2025 ratée, l’équipe de Brad Keselowski doit absolument retrouver les playoffs pour confirmer qu’elle n’était pas un feu de paille.
  • Shane van Gisbergen : première saison complète en Cup, très attendu sur routier, scruté sur ovale. Chaque progrès sera décortiqué.

En résumé, la saison 2026 ne se jouera pas seulement sur les rookies et les favoris annoncés. Elle pourrait aussi redessiner la carte des statuts : certains grands noms ont une dernière grosse cartouche à jouer… ou risquent de basculer pour de bon dans la catégorie “anciens”.