Indy 500, Jour 1 : La mécanique n’arrête pas Álex Palou

© Chris Owens/Penske Entertainment

C’est ce mardi 12 mai que les hostilités ont officiellement débuté pour lancer la cent-dixième édition des 500 miles d’Indianapolis, avec la première séance d’essais libres, qui s’est déroulée (presque) sans interruption six heures durant.

Si les quatre premières heures de la séance, marquées par l’absence de vent sur le speedway, ont vu une majorité de simulations de qualifications (une voiture à la fois), l’arrivée d’une certaine brise à deux heures du but a encouragé les équipes à lancer des simulations de course dans le draft, avec jusqu’à pas moins d’une quinzaine de voitures qui se sont suivies en file indienne. On a également vu certaines écuries travailler en équipe, à l’instar de la Penske et de la Ed Carpenter Racing dont les pilotes respectifs se donnaient tour à tour le draft.

C’est à ce moment que la monoplace d’Álex Palou a décidé de faire des siennes : un bruit suspect – un « clonk » – à l’arrière droit a forcé le vainqueur de l’épreuve en titre de repasser par le garage de Gasoline Alley pendant une quarantaine de minutes. Qu’à cela ne tienne, quelques instants seulement après son retour en piste, il signe le tour le plus rapide dans l’aspiration en 225,937 mph (363,610 km/h), devant Marcus Armstrong (225,895 mph/363,542 km/h) et Conor Daly (225,838/363,451) avant de rentrer aux stands illico presto pour clore sa journée.

Équipe spécialisée dans l’Indy 500, la Dreyer & Reinbold Racing s’est distinguée avec non seulement le troisième temps de Conor Daly dans le draft (voir ci-dessus), mais aussi le troisième temps de Jack Harvey dans le classement sans aspiration en 220,853 mph (355,428 km/h). Celui-ci est dominé par les voitures Andretti Global avec Kyle Kirkwood (222,062 mph/357,374 km/h), devant Will Power (221,455/356,397), Jack Harvey donc et Marcus Ericsson en quatrième position (220,540/354,924)

Le grand perdant de la journée est sans aucun doute Dennis Hauger : le rookie norvégien a dû attendre près de cinq heures avant de prendre la piste, en raison d’un problème de pompe à eau sur la Dallara-Honda n°19. Il n’a parcouru que 12 tours, soit plus deux fois moins que Ryan Hunter-Reay (27), son dauphin dans ce triste classement. Un seul pilote a franchi la barre des 100 tours, en la personne d’Alexander Rossi (116). La journée a été productive pour la Ed Carpenter Racing puisque Christian Rasmussen le suit, avec 86 tours. Ed Carpenter en a quant à lui réalisé 56.

Côté français, Romain Grosjean se classe à la neuvième position du classement général avec un tour en 223,901 mph, soit 360,333 km/h. En revanche, il est à la vingt-septième place du classement en air propre, en 218,478/351,606. Il a pu compléter 58 tours.

Trois drapeaux jaunes ont été agités, tous pour inspection de la piste aux marques des quatre, trois et enfin une heure restantes.

Le programme reste identique pour la journée de demain, mercredi 13 mai, avec une nouvelle séance de six heures entre midi et 18 heures locales, soit entre 18 heures et minuit en France métropolitaine.

Le classement général de la journée

Le classement des tours en air propre

La vitesse retenue pour les tours en air propre est indiquées dans la deuxième colonne en partant de la droite, en mph.