Rockingham : Des essais pneumatiques fin janvier avant les courses d’avril

Deux jours d’essais ouverts au public, un signal fort avant le retour durable de “The Rock”

Le Rockingham Speedway continue de verrouiller, étape par étape, son retour dans le paysage national de la NASCAR. L’ovale de Richmond County (Caroline du Nord) accueillera un essai pneumatiques sur deux journées, les 27 et 28 janvier, avec un accès gratuit proposé aux fans entre 9h00 et 16h00. L’objectif est clair : valider des choix de gommes et de construction avant le week-end NASCAR programmé début avril, tout en entretenant la dynamique populaire créée par la réintroduction du circuit au calendrier.

Sur le plan logistique, l’opération est aussi un rendez-vous “terrain” pour le public. Les billets pour les courses d’avril (3 et 4 avril) doivent être disponibles à la vente sur place, et la restauration sera assurée via des food trucks, un détail qui confirme la volonté de Rockingham de transformer un simple test en événement local.

Pourquoi un essai pneumatiques à Rockingham a du sens, techniquement

“The Rock” n’est pas un ovale comme les autres dans l’écosystème NASCAR actuel. Son asphalte, historiquement réputé pour sa rugosité et son niveau d’abrasion, impose des compromis bien plus prononcés que sur un short track “lissé” par des années de résine et de gommes. Même si la NASCAR ne communique pas toujours publiquement sur les objectifs précis d’un essai, la logique est connue : calibrer le niveau d’adhérence mécanique, contrôler l’usure et la dégradation, et s’assurer que la fenêtre de performance produit une course exploitable, avec du rythme et des options de trajectoires.

Rockingham a aussi une géométrie particulière : l’installation est décrite comme un ovale en D, longtemps référencé à 1,017 mile, mais le site officiel évoque aujourd’hui une longueur “mesurée” à 0,94 mile, conséquence des reconfigurations et de la manière dont la distance est comptabilisée. Dans tous les cas, on est sur un “intermédiaire” atypique, avec des charges latérales soutenues et un temps passé en appui qui met la gomme à l’épreuve.

Dans ce contexte, un essai pneumatiques est rarement anodin pour les écuries. Même une pilote rookie peut y trouver un bénéfice immédiat : comprendre la sensibilité d’une voiture à la pression, à la température de carcasse et à la gestion du grip sur un run long, là où Rockingham punit les excès d’attaque plus vite qu’ailleurs.

Plus de 50 équipes attendues : un test qui ressemble déjà à une répétition générale

SpeedwayMedia évoque la possibilité de voir plus de 50 équipes présentes. Ce volume est révélateur : quand autant de structures se déplacent, c’est que le dossier Rockingham est traité comme un point de passage important, pas comme une simple curiosité de calendrier.

Au-delà des données pneus, l’essai sert aussi à recaler les procédures de piste, les repères de stands, et la coordination spotters direction de course sur un site qui revient au premier plan. Rockingham a bénéficié d’investissements publics et privés ces dernières années, avec notamment une enveloppe de 9 millions de dollars votée par l’État de Caroline du Nord pour soutenir la remise à niveau du complexe.

L’enjeu “O’Reilly Series” : plus qu’un changement de nom, un marqueur stratégique

Rockingham se retrouve aussi au cœur d’une transition d’identité importante. À partir de 2026, la NASCAR Xfinity Series change d’appellation pour devenir la NASCAR O’Reilly Auto Parts Series, et le circuit s’inscrit déjà comme une vitrine de cette nouvelle ère. Le communiqué publié par Rockingham souligne d’ailleurs l’attachement historique de l’ancienne Xfinity à “The Rock”, avec une liste de vainqueurs qui rappelle le poids sportif du site sur plusieurs décennies.

Ce que l’on surveillera après le test

Sans entrer dans la spéculation gratuite, trois indicateurs feront office de boussole avant avril :

  1. Le niveau de dégradation : si l’usure est marquée, on peut s’attendre à des courses où la gestion prime et où la stratégie devient centrale.
  2. La largeur de la fenêtre de performance : si plusieurs lignes restent viables, Rockingham peut redevenir une piste “à trajectoires”, donc propice aux dépassements construits.
  3. La cohérence Truck O’Reilly : l’essai doit aider à éviter un écart trop grand entre les deux séries en matière de tenue sur long relais.