Alexander Rossi termine le test IndyCar de Phoenix en tête

INDYCAR Unser Open Test at Phoenix Raceway

Un “sweep” sur la journée du mercredi malgré le vent et la pluie

La deuxième et dernière journée des Unser IndyCar Open Test à Phoenix Raceway s’est terminée sur un message net : Alexander Rossi et la Ed Carpenter Racing ont trouvé un mode d’emploi efficace sur l’ovale d’un mile. Après avoir déjà dominé la séance matinale, Rossi a de nouveau signé la référence l’après-midi, bouclant le test sur le meilleur chrono absolu des deux jours.

Le scénario global souligne aussi une tendance motoriste : les trois meilleures vitesses enregistrées sur l’ensemble des deux journées sont revenues à des pilotes Chevrolet. Mardi, David Malukas (Team Penske) avait été le plus rapide, puis Rossi a pris la main mercredi matin avant de hausser encore la barre en fin de journée.

Rossi, 174,542 mph et un test “haché”

Dans une séance de l’après-midi rendue délicate par un vent marqué, un ciel chargé et des interruptions répétées par la pluie, Rossi a amélioré sa marque du matin. Sa meilleure boucle a été mesurée à 174,542 mph, contre 174,444 mph en matinée, signe que la n°20 a progressé malgré des conditions loin d’être stables.

Rossi a résumé la journée comme une exécution propre : l’équipe a validé tout ce qu’elle avait prévu, et la performance de Christian Rasmussen confirme que la vitesse n’est pas un “tour magique” isolé, mais un niveau global de la structure.

Rasmussen en soutien, Palou meilleur Honda

Derrière Rossi, Rasmussen a renforcé le tableau : la Chevrolet n°21 a terminé 2ème de la feuille des temps de l’après-midi à 173,924 mph, verrouillant un doublé pour la Ed Carpenter Racing sur la séance décisive.

En 3ème position, Álex Palou a été la meilleure référence Honda du test avec 173,625 mph au volant de la n°10 de la Chip Ganassi Racing. Un point important, car le retour de l’IndyCar sur l’ovale de Phoenix remet la performance “short oval” au centre, avec peu de temps de roulage disponible une fois la saison lancée.

Lecture technique : pourquoi Phoenix “trie” vite les autos

Phoenix Raceway concentre plusieurs contraintes qui exposent immédiatement les forces et faiblesses d’un package : appuis continus, transitions rapides, et besoin d’une voiture qui accepte le trafic sans perdre l’avant. Sur un mile, le pilote n’a presque jamais de “repos” : si l’équilibre glisse, l’usure (et la surchauffe) s’installent plus vite, et le chrono chute de façon brutale.

Dans ce contexte, la performance de la Ed Carpenter Racing est intéressante car elle montre une auto capable de produire de la vitesse tôt dans un relais et d’en conserver assez quand les conditions changent. Rossi a d’ailleurs expliqué que le fait d’avoir une deuxième voiture très compétitive dans la même équipe simplifie l’exploitation des données : même piste, mêmes pneus, mêmes fenêtres d’aéro, et une comparaison directe sur les réglages.

Des repères au-delà du top 3 : Grosjean, Collet, Schumacher, Newgarden

Plus loin dans le classement, plusieurs éléments méritent attention. Romain Grosjean a signé un test “propre” en 11ème position dans son retour sur les petits ovales, tandis que Caio Collet (AJ Foyt Racing) a retrouvé de la vitesse après sa sortie de piste de la veille, terminant 12ème.

Côté Rookie, la présence de Mick Schumacher avec la Rahal Letterman Lanigan Racing continue d’être scrutée. Il a semblé plus à l’aise lors de sa deuxième journée à Phoenix et s’est situé dans le paquet, avant de glisser plus loin l’après-midi. Dans un test où la lecture du trafic et la confiance en entrée de virage comptent autant que la vitesse pure, ces kilomètres sont souvent plus utiles qu’un classement brut.

Enfin, l’un des faits marquants de la feuille des temps reste la place de Josef Newgarden, surprenamment relégué en fin de tableau l’après-midi alors qu’il avait figuré parmi les plus rapides sur les autres segments de test. Preuve que Phoenix, avec ses variations météo et ses fenêtres de réglage étroites, peut rendre un bilan trompeur si l’on ne connaît pas le programme exact de chaque équipe.

Un crash qui rappelle la limite de l’exercice

Le test s’est aussi conclu avec un rappel classique de l’ovale : Marcus Ericsson a tapé en sortie du virage 3 et sa voiture n’a pas pu reprendre la piste dans l’immédiat. Le pilote a été vu et relâché par le service médical IndyCar.

Au final, ce Phoenix 2026 a livré un enseignement clair : Chevrolet est sortie avec les meilleurs chiffres, mais surtout, la Ed Carpenter Racing a montré une cohérence rare sur une journée complète. Dans un championnat où la performance sur ovale peut décider d’une dynamique de début de saison, Rossi a terminé le test exactement là où une équipe veut être : en haut, et avec des bases confirmées.