Qui dit septembre et rentrée des classes dit aussi arrivée des vacances pour le championnat d’IndyCar, qui vivra la finale de sa saison 2026 ce week-end à Laguna Seca. Si le titre a déjà été décroché par Álex Palou à Milwaukee, d’autres batailles rendront cette manche très intéressante à suivre.
Deuxième place : trois pilotes en quatre points
Personne ne pourra rattraper Álex Palou, mais quatre pilotes sont en mesure de prétendre à la place de dauphin. Avec 507 points, Christian Lundgaard est présenté comme le concurrent le plus sérieux de l’Espagnol sur les circuits routiers, avec deux victoires décrochées cette année sur ce type de tracé. Il est donc placé idéalement pour décrocher sa place de « meilleur des autres », deux points devant Kyle Kirkwood, qui ne s’est jamais imposé sur un tracé permanent en IndyCar. Encore deux points derrière, Pato O’Ward a la dynamique de son côté en sortant d’un week-end lors duquel il a scoré deux victoires en une seule journée, sur le Milwaukee Mile. Il a également remporté la manche de Mid-Ohio début juillet. Si l’un d’entre eux s’impose, il sera alors automatiquement vice-champion.
Enfin, en embuscade avec 23 points de retard sur Lundgaard, David Malukas peut toujours mathématiquement remonter, même s’il devra espérer un week-end « sans » pour ses trois adversaires et terminer au mieux sixième.
L’enjeu financier du Leader’s Circle
Bonus financier accordé au vingt-deux meilleures équipes du championnat chaque saison, le Leader’s Circle est estimé cette année à 1,6 million de dollars. Un bonus qui fait du bien aux équipes en manque de financements. Mathématiquement, huit équipes se départageront les cinq dernières places du Leader’s Circle, mais seule une position pourrait réalistiquement changer à la régulière.
Pour rappel, il est possible d’inscrire un maximum de 54 points lors d’un week-end d’IndyCar. Mais puisqu’une vingt-cinquième et dernière place rapporte 5 points, seuls 49 points peuvent être remontés par week-end.
Avec 48 points, 46 points et 42 points d’avance respectivement, il faudrait un naufrage pour que les n°6 d’Arrow McLaren (Nolan Siegel), n°45 de la Rahal Letterman Lanigan Racing (Louis Foster) et n°18 de la Dale Coyne Racing (Romain Grosjean) se fassent éliminer. Avec 31 points d’avance sur la vingt-troisième place, la n°21 de la ECR (Christian Rasmussen) dispose elle aussi d’un matelas confortable.
La dernière place est donc pour le moment tenue par la n°19 de la Dale Coyne Racing, pilotée par Dennis Hauger. Avec 18 points d’avance sur la première éliminée, la n°47 de la RLL Racing (Mick Schumacher), les choses s’annoncent plutôt bien pour le pilote Norvégien, toujours à la recherche d’un contrat pour la saison prochaine. Pour détrôner le pilote DCR, Mick Schumacher devra au mieux terminer à la huitième place, synonyme de vingt-quatre points, à la condition que Hauger abandonne en dernière place (cinq points). Le pilote allemand est toujours à la recherche de son premier top-10 sur un circuit routier cette année. À noter que si Schumacher parvient à rentrer dans le top-22, les revenus iraient non pas à la RLL, mais à la Dreyer & Reinbold Racing, qui a racheté le charter de la n°47 et fera son retour à temps plein la saison prochaine.
Enfin, avec trente et quarante-huit points de retard respectivement sur Hauger, il faudrait un miracle pour que la n°4 de la AJ Foyt Racing (Caio Collet) et la n°77 de la Juncos Hollinger Racing (Sting Ray Robb) rentrent dans le Leader’s Circle.
Qui sera le meilleur rookie ?
Chaque année, l’IndyCar décerne un titre de Rookie de l’année au pilote débutant le mieux classé au championnat. Trois pilotes sont éligibles cette année : Dennis Hauger, Mick Schumacher et Caio Collet.
Avec dix-huit points d’avance sur Schumacher et trente sur Collet, Dennis Hauger est le favori pour récupérer ce titre honorifique. Si sa monoplace surprend parfois par son manque de régularité, il dispose d’un matelas suffisamment important pour que seul un cataclysme puisse le détrôner : comme pour le Leader’s Circle, Schumacher devra entrer dans le top-8 et espérer un abandon prématuré de son adversaire. Quant à Caio Collet, il devra au moins monter sur le podium.
Les adieux de Scott Dixon à Ganassi
Laguna Seca sera aussi une course d’adieux, puisque plusieurs pilotes disputeront leur dernière course avec leurs équipes respectives. Parmi eux, Scott Dixon est un cas à part : il fera ses adieux à la Chip Ganassi Racing après vingt-quatre ans d’une collaboration très fructueuse, marquée par six titres et cinquante-neuf victoires, dont une aux 500 Miles d’Indianapolis !
Avant de mettre les voiles vers Arrow McLaren, il lui reste surtout une dernière chance de prolonger sa série de vingt-et-une saisons avec au moins une victoire à son actif. Mais le Néo-Zélandais de quarante-six ans réalise une saison décevante, avec seulement un seul top-10 inscrit depuis l’Indy 500, à Washington, et surtout la possibilité de terminer la saison au-delà du top-10 du classement, ce qui serait une première pour lui depuis 2005.
Les premières réponses à ces questions seront données dimanche soir, à partir de 21 heures françaises.
