La Hendrick Motorsports juge la nouvelle Chevrolet prometteuse, mais encore incomplètement maîtrisée

Martinsville a soulagé la Hendrick Motorsports sans clore le dossier technique

La victoire de Chase Elliott dans les Cook Out 400 à Martinsville Speedway a offert à la Hendrick Motorsports son premier succès de la saison 2026 en NASCAR Cup Series. C’était aussi la première victoire de Chevrolet après six courses, dans un début d’année largement dominé par Toyota. Mais au-delà du résultat brut, le plus intéressant est le discours tenu en interne après la course, la nouvelle carrosserie Chevrolet est jugée pleine de potentiel, mais elle reste encore en phase d’apprentissage.

Jeff Gordon confirme un vrai changement d’équilibre

Jeff Gordon a expliqué après Martinsville que les évolutions de la nouvelle carrosserie montrent beaucoup de potentiel, sans que cela signifie pour autant que la performance arrive automatiquement. Selon lui, la voiture impose un changement d’équilibre, et la Hendrick Motorsports est encore en train de travailler dessus. Il a aussi rappelé que l’équipe a généralement bien roulé là où elle possédait déjà de bonnes notes l’an dernier, ce qui suggère que l’exploitation complète de la nouvelle base technique n’est pas encore uniforme.

Rudy Fugle insiste sur le manque de roulage

Rudy Fugle, le crew chief de William Byron, a tenu un discours très direct. Oui, la Hendrick Motorsports est encore en train d’apprendre cette nouvelle voiture. Oui aussi, elle pense que cette voiture peut aller plus vite que la précédente. Mais selon lui, il n’existe pas de raccourci, faute d’essais privés suffisants, le seul moyen de comprendre réellement cette nouvelle Chevrolet est de la faire courir. Fugle a également indiqué que le test Goodyear effectué à Las Vegas Motor Speedway avait déjà permis de faire progresser les constructions à venir.

Knaus et Daniels confirment que la Hendrick Motorsports est proche

Chad Knaus, vice-président compétition de la Hendrick Motorsports, affirme lui aussi que l’équipe est encore en train d’apprendre à extraire le plein potentiel de la voiture. Il cite Las Vegas comme une vitrine encourageante de ce que la nouvelle Chevrolet peut produire sur une piste plus classique. Cliff Daniels va dans la même direction, en estimant que la Hendrick Motorsports est forte, mais pas encore aussi forte qu’elle devrait l’être. Le crew chief de Kyle Larson reconnaît aussi que Darlington a été un week-end raté en partie parce que l’organisation a peut-être essayé trop de choses à la fois.

Pourquoi la victoire d’Elliott change quand même beaucoup de choses

Même si elle ne règle pas tout, la victoire de Martinsville enlève une partie de la tension accumulée dans l’organisation. Jeff Gordon a expliqué que ce succès permettait à la Hendrick Motorsports de souffler un peu pendant la pause de Pâques tout en poursuivant le travail de fond. D’autant qu’Elliott n’a pas gagné en dominant la course. Il s’est imposé de manière stratégique face à un Denny Hamlin qui avait mené 292 des 400 tours. Cela donne encore plus de valeur à la performance de la n°9, parce qu’elle montre qu’une Hendrick Motorsports encore en phase de réglage peut déjà battre un adversaire techniquement plus établi sur la journée.

La Hendrick Motorsports ne parle pas d’une mauvaise voiture. Elle parle d’une voiture meilleure en théorie, mais pas encore totalement décodée. C’est une différence majeure. Son début de saison 2026 ressemble moins à une crise qu’à une phase de mise au point accélérée sous contrainte de calendrier. Martinsville a apporté le résultat qui manquait pour travailler plus sereinement. La prochaine étape sera de savoir à quelle vitesse cette promesse technique se transformera en domination plus régulière.