Neuvième à l’arrivée des 500 miles d’Indianapolis, Romain Grosjean a décroché le meilleur résultat de sa carrière lors du Greatest Spectacle in Racing, après sa dix-neuvième place en 2024 lorsqu’il pilotait pour la Juncos Hollinger Racing. Parti depuis la vingt-quatrième place, il est le pilote ayant réalisé la plus belle remontée, terminant quinze positions plus haut que son emplacement sur la grille de départ.
Malgré ce beau résultat, Grojean aurait pu espérer encore mieux : avant la neutralisation due à l’accident de Caio Collet, le Franco-Suisse tenait une respectable cinquième place. Prudent dans les derniers restarts, il a rapidement été avalé par Álex Palou et Scott McLaughlin notamment.
« Les conditions n’étaient pas faciles. La voiture connu des hauts et des bas, mais s’est réveillée à la fin. Ces derniers drapeaux jaunes nous ont un petit peu fait mal, je pense que sans eux on aurait terminé troisième. Je suis heureux d’avoir la plus grande remontée de la course, mais on en voulait un peu plus. »
En effet, Romain Grosjean s’était arrêté à trente-quatre tous de l’arrivée, au même moment que le vainqueur Felix Ronsenqvist. Dans l’aspiration de David Malukas, alors quatrième, il aurait pu économiser juste assez d’essence pour s’assurer d’aller au bout, tout en gardant suffisamment de vitesse pour résister à Álex Palou derrière lui, tandis qu’en deuxième et troisième positions, Pato O’Ward et Marcus Armstrong auraient probablement eu besoin de repasser par les stands pour un splash-and-go, s’étant arrêtés quelques tours avant Rosenqvist et Grosjean.
Sur une stratégie décalée en début de course, en étant le seul, avec Caio Collet, à ne pas s’être arrêté lors de la première vague de neutralisations, le Français a perdu un tour dans la première moitié d’épreuve. Il a pu le récupérer suite à la casse moteur de Will Power au quatre-vingt-douzième tour, et s’est recalé dans la stratégie du vainqueur en effectuant son avant-dernier arrêt après l’accident de Josef Newgarden. Malgré une pénalité pour un dépassement sous drapeau jaune (il pensait que Christian Lundgaard n’allait pas s’arrêter et l’a dépasser dans l’entrée des stands), il a pu progresser jusqu’à la cinquième position de la course.
« Les conditions étaient stressantes. À chaque fois qu’il pleuvait, on ne savait pas si ça allait reprendre ou non. L’équipe a été fantastique, la stratégie parfaite. Contrôlez ce que vous pouvez contrôler dans la vie. »
Le Français a même mené un tour, au restart du vingt-septième tour, permettant au numéro 18 de pointer en tête. Le pilote Dale Coyne, arborant ce numéro de course à l’année, a fait le choix de modifier sa police d’écriture pour reprendre celle de la Joe Gibbs Racing en NASCAR, afin de rendre hommage à Kyle Busch, disparu jeudi soir.
Propos recueillis par Fronstretch.com
