Plus que jamais, ce week-end sourit aux Espagnols. Álex Palou ne déroge pas à la règle, en remportant le Grand Prix de Nashville sans trembler face à l’armada de la Team Penske, qui verrouille les deuxième, troisième et quatrième positions. Il en a profité pour remporter le cent-cinquantième succès en IndyCar de la Chip Ganassi Racing.
« C’est vrai qu’au début du week-end, je n’étais pas très confiant avec la voiture, notamment dans le trafic. Mais l’équipe a travaillé dur, et j’étais vraiment très à l’aise en fin de course. J’ai passé toute la fin de course à fond, tant les Penske semblaient rapides. C’est génial de gagner ici après la deuxième place de l’année dernière. »
Álex Palou
Dans le top-5 dès le début de course, mais pas en mesure de jouer la victoire au rythme pur dans le trafic, le Catalan a bénéficié d’un drapeau jaune parfaitement bien placé à la mi-course pour prendre les commandes : alors qu’il franchissait la ligne d’entrée des stands, son coéquipier Scott Dixon s’est accroché avec Alexander Rossi déclenchant une neutralisation. Derrière lui, les Penske avaient du rythme mais n’ont jamais été en mesure de trouver l’ouverture. Deuxième, Josef Newgarden a tout tenté pour se porter à sa hauteur, sans succès. Parti dernier, David Malukas a commencé la course sur une stratégie alternative pour remonter, mais a été renvoyé en fond de peloton par la même neutralisation qui bénéficiait à Palou. Recalé stratégiquement, il a passé le reste de sa course à reprendre des positions à ses concurrents, en espérant réaliser le premier last-to-first de l’IndyCar depuis Simon Pagenaud en Iowa en 2020. Scott McLaughlin complète le tir groupé de la Penske, et Felix Rosenqvist le top-5.
Marcus Ericsson et Pato O’Ward terminent six et septièmes, tandis que Mick Schumacher décroche son premier top-10 en IndyCar. Huitième, il réalise pour la troisième course ovale consécutive le meilleur résultat parmi les rookies. Kyffin Simpson et le poleman Kyle Kirkwood complètent le top-10. Piégé par une neutralisation à une quarantaine de tours de l’arrivée, il a dû, comme David Malukas plus tôt dans cette épreuve, repartir du fond de peloton. Trente tours ensuite disputés sous régime de drapeau vert n’ont pas suffi à le faire remonter davantage dans la hiérarchie.
Onzième, Nolan Siegel a longtemps été la meilleure McLaren avant qu’un arrêt aux stands raté ne lui fasse perdre trois positions sous drapeau jaune. Rinus VeeKay a quant à lui été piégé de la même façon que Kirkwood.
En difficulté tout le week-end, Romain Grosjean termine à la quatorzième position. Son coéquipier Dennis Hauger est à l’origine de la dernière neutralisation à quarante tours de l’arrivée, en touchant le mur à la sortie du virage 2, tandis que le troisième rookie, Caio Collet, a vu sa course s’arrêter dès le dix-septième tour à la sortie du virage n°4. Christian Rasmussen et Graham Rahal sont les deux autres abandons, alors que Will Power termine vingtième à quinze tours après avoir tordu sa biellette de pince en fin d’épreuve.
Au championnat, Álex Palou augmente son avance : il compte désormais quatre-vingt trois points d’avance sur David Malukas, et quatre-vingt-sept sur Kyle Kirkwood. Nulle part tout le week-end, Christian Lundgaard est relégué à plus de cent unités.
Après une courte pause de deux semaines, l’IndyCar entamera la dernière ligne droite de sa saison avec six courses qui se disputeront sur cinq week-end consécutifs.
Les résultats complets

