Mick Schumacher a terminé sa première saison sur ovales comme référence de la RLL

Les ovales devaient être le principal point d’interrogation de la première saison IndyCar de Mick Schumacher. L’ancien pilote de Formule 1 arrivait à la Rahal Letterman Lanigan Racing sans aucune référence sur ce type de piste. Six courses plus tard, il possède pourtant le meilleur bilan interne de l’équipe sur ovale, avec 97 points et un taux d’arrivée parfait.

Un apprentissage entamé dès Phoenix

Le premier signal est venu de Phoenix, où Schumacher s’est qualifié quatrième. Le résultat ne suffisait pas à effacer son manque d’expérience, mais il montrait que le pilote pouvait rapidement assimiler les contraintes d’une IndyCar en trafic et à haute vitesse. Aux 500 miles d’Indianapolis, il a confirmé cette progression en terminant meilleur Rookie, dix-huitième, et deuxième représentant de la RLL derrière Takuma Sato.

La saison a ensuite donné un aperçu plus complet de sa capacité à s’adapter. Schumacher a été le meilleur pilote de l’équipe à World Wide Technology Raceway, puis à Nashville, où sa huitième place demeure son meilleur résultat de l’année. À Milwaukee, il a terminé douzième puis treizième, proche de Louis Foster dans les deux courses malgré une fin de week-end compliquée.

Le meilleur total ovale de la RLL

Au terme des six rendez-vous, la Honda n°47 totalise 97 points sur ovale, ce qui place Schumacher dix-septième de ce classement spécifique. Foster en compte 79, au dix-neuvième rang, et Graham Rahal 65, au vingt-deuxième. Le bilan vaut davantage qu’un simple comparatif interne : Schumacher est le seul des trois pilotes réguliers de l’équipe à avoir terminé les six courses.

Cette régularité a été obtenue dans un contexte loin d’être linéaire. La n°47 a changé cinq fois d’ingénieur de course au cours de la saison, avec le directeur technique John Hennek désormais impliqué. Pour un Rookie, devoir reconstruire plusieurs fois ses repères techniques peut ralentir la progression. Schumacher a pourtant conservé une approche méthodique et évité les abandons sur un exercice réputé impitoyable.

Une base utile pour 2027

Le dernier rendez-vous de Milwaukee résume bien ce travail. Touché et parti en tête-à-queue lors de la dernière course, Schumacher est revenu jusqu’à la treizième place, protégeant son bilan de six arrivées. Ce résultat n’a pas l’éclat d’une victoire, mais il traduit une capacité à finir les journées difficiles, indispensable pour accumuler de l’expérience et des points.

La suite devrait se jouer chez la Meyer Shank Racing en 2027, au volant de la Honda n°66. Il abordera alors les ovales avec un acquis concret : il a déjà connu Phoenix, Indianapolis, Gateway, Nashville et Milwaukee, appris les relances, le trafic et la gestion des longs relais. Pour un pilote dont la réputation s’est construite en Europe sur les circuits routiers, cette première campagne américaine a révélé une qualité inattendue. Schumacher n’a pas seulement survécu aux ovales : il y a établi l’un de ses arguments les plus crédibles pour la suite de sa carrière IndyCar.