Kurt Busch a réveillé l’IROC à Charlotte
Kurt Busch s’est imposé la semaine dernière dans l’épreuve IROC du Smith Hendrick Heritage Invitational, disputée sur le circuit complet de 1,7 mile du Ten Tenths Motor Club. Le vainqueur 2003 de l’International Race of Champions l’a fait avec la même Pontiac Firebird que celle utilisée pour décrocher son titre il y a vingt-trois ans.
Un vrai duel avec Jeff Gordon, pas une simple démonstration
La course n’avait rien d’un défilé nostalgique. Sur 12 tours, Busch et Jeff Gordon se sont rendu coup pour coup dans une bagarre décrite comme l’un des grands moments de l’Heritage Invitational. Gordon termine 2ème, devant Scott Pruett, vainqueur de la catégorie Banjo. Tommy Kendall et Max Papis complètent le top 5, tandis que Bobby Labonte, un temps dans le match pour la victoire, finit 8ème après un tête-à-queue.

Une voiture restaurée presque intégralement
L’un des points les plus forts de cette victoire concerne la remise en état de sa Firebird IROC. Kurt Busch raconte avoir retrouvé une voiture stockée pendant près de vingt ans et qu’il a dû reconstruire une grande partie de l’ensemble mécanique avant de pouvoir courir. Moteur, transmission, freins, arbre, refroidissement ont tous demandé du travail. Cette victoire ne récompense donc pas seulement un nom prestigieux, mais aussi un vrai projet de restauration et de remise en piste.
Le Heritage Invitational a validé le retour de l’IROC sur la côte Est
Le Heritage Invitational avait annoncé dès 2025 l’arrivée de l’IROC à Ten Tenths comme l’un des temps forts de son édition 2026. L’enthousiasme du public et la qualité du plateau donnent au succès de Busch une résonance bien plus large qu’un simple trophée historique.
Busch a expliqué que la différence s’est jouée en partie sur la gestion des pneus et sur la compréhension du tracé. Il avait choisi de partir avec des pneus déjà rodés, quand Gordon avait opté pour des pneus neufs. Sur un run court mais intense, cette décision a compté. Surtout, Busch a retrouvé une logique de pilotage très ancienne, identifier les virages clés, gérer le rythme de long run et exploiter les sorties lentes menant aux longues lignes droites. C’est ce mélange entre nostalgie et vraie lecture de course qui donne toute sa valeur à sa victoire.
