Steve O’Donnell ne veut pas diriger la NASCAR uniquement depuis les bureaux de Daytona Beach. Quelques mois après sa nomination comme directeur général, il a détaillé une méthode fondée sur sept comités réunissant les équipes, les constructeurs, les circuits et les partenaires du championnat. L’objectif est de préparer les décisions qui façonneront la discipline jusqu’à la prochaine négociation majeure des droits médias, attendue autour de 2029.
Sept groupes pour sortir des décisions isolées
Les comités couvrent les principaux sujets qui déterminent l’avenir de la NASCAR : la voiture, les moteurs et les constructeurs ; le calendrier et le format des week-ends ; l’expérience proposée sur les circuits ; les revenus et les activités commerciales ; l’expansion internationale ; le produit sportif et le développement de la compétition ; enfin les médias, les contenus et la croissance du public.
Cette organisation doit permettre aux équipes de participer plus tôt aux réflexions. Le système ne leur donne pas automatiquement le dernier mot, mais il réduit le risque de découvrir une réforme lorsqu’elle est déjà presque finalisée. O’Donnell veut recueillir les contraintes économiques et techniques avant d’arbitrer, notamment lorsque plusieurs intérêts s’opposent.
Le prochain contrat télévisé fixe déjà l’horizon
La NASCAR vient d’entrer dans une nouvelle période de droits médias avec plusieurs diffuseurs et plateformes. Pourtant, la préparation du cycle suivant commence déjà. Les habitudes du public évoluent rapidement, entre télévision traditionnelle, streaming, formats courts et consommation sur les réseaux sociaux. Les décisions prises sur le calendrier ou la durée des événements auront donc une conséquence directe sur la valeur future du championnat.
Le comité consacré aux médias devra aussi travailler sur la manière de raconter les pilotes et les équipes entre les courses. La NASCAR possède un calendrier dense, mais elle doit maintenir l’intérêt pendant les pauses et toucher des spectateurs qui ne regardent pas nécessairement une épreuve complète chaque dimanche.
L’international et la technologie deviennent des dossiers centraux
O’Donnell a cité le Canada, l’Angleterre, le Moyen-Orient et l’Asie parmi les marchés qui méritent une étude. Cela ne signifie pas que la Cup Series va immédiatement multiplier les déplacements hors des États-Unis. La série peut avancer par des partenariats, des démonstrations, des catégories locales ou des événements historiques avant de décider si une course officielle est viable.
La technologie constitue l’autre chantier de fond. La prochaine évolution du moteur, l’arrivée éventuelle de nouveaux constructeurs et le développement de la Next Gen doivent être pensés ensemble. Une décision trop coûteuse pourrait fragiliser les équipes ; une immobilité prolongée pourrait, à l’inverse, éloigner les marques.
La méthode d’O’Donnell ne garantit pas que tous les acteurs seront d’accord. Elle reconnaît cependant que la NASCAR ne peut plus construire son avenir avec quelques réunions ponctuelles. Les sept comités créent désormais un lieu permanent où les désaccords, les coûts et les ambitions devront être confrontés avant de devenir des règlements.
