Shane van Gisbergen retire son volant en pleine course à Indianapolis

Shane van Gisbergen a connu une scène aussi inhabituelle que risquée pendant les Brickyard 400. Sous le premier drapeau jaune de la course, le pilote de la Chevrolet n°97 de la Trackhouse Racing a retiré son volant alors qu’il roulait encore sur l’apron d’Indianapolis. La voiture a commencé à dériver vers l’herbe, obligeant le Néo-Zélandais à freiner jusqu’à l’arrêt avant de repartir.

Une correction effectuée au mauvais moment

Van Gisbergen faisait partie des pilotes ayant choisi de passer par les stands lors de la première neutralisation. En quittant la voie des stands, il a voulu modifier la position ou le réglage de son volant amovible. La manipulation a nécessité de le décrocher complètement de la colonne de direction alors que la voiture continuait d’avancer.

Privée momentanément de direction, la Chevrolet a quitté progressivement sa trajectoire. Van Gisbergen a réussi à l’immobiliser juste avant l’herbe, puis à remettre le volant en place. Il a traversé une petite portion de la zone intérieure avant de rejoindre le peloton sans perdre un temps significatif et sans provoquer une nouvelle neutralisation.

Son spotter Josh Williams lui a immédiatement demandé si tout allait bien. La réponse, « J’ai connu mieux », résumait une séquence que l’équipe ne comprenait pas encore totalement. Williams et le crew chief Stephen Doran ont d’abord imaginé un problème de boisson ou un objet tombé dans l’habitacle. Les images embarquées ont ensuite montré la véritable cause de l’arrêt.

Le drapeau jaune a limité les conséquences

Les volants démontables sont indispensables dans des cockpits étroits, notamment pour permettre au pilote d’entrer et de sortir rapidement. Ils ne sont évidemment pas conçus pour être retirés pendant que la voiture roule. La vitesse réduite sous neutralisation a laissé à van Gisbergen suffisamment de temps pour comprendre la dérive et immobiliser la n°97.

À pleine vitesse, une perte de direction même très brève aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus sérieuses. Indianapolis ajoute une difficulté particulière : l’apron est proche de l’herbe et les murs arrivent rapidement à la sortie des virages. La scène reste spectaculaire, mais elle souligne surtout l’importance de reporter toute correction qui nécessite de lâcher ou de démonter un élément essentiel.

Une course sauvée malgré l’incident

Van Gisbergen a finalement terminé 16ème, améliorant sa 19ème place obtenue lors de sa précédente participation aux Brickyard 400. Le résultat n’a rien d’exceptionnel au regard de ses performances récentes sur ovale, mais il confirme qu’il a su éviter qu’une erreur étrange ne transforme sa journée en abandon.

La séquence devrait rapidement rejoindre la collection des communications radio et images embarquées les plus étonnantes de la saison. Elle montre aussi une qualité souvent associée au triple champion de Supercars : même placé dans une situation imprévue, van Gisbergen conserve suffisamment de calme pour récupérer la voiture. Cette fois, quelques mètres d’herbe et un drapeau jaune lui ont évité une histoire beaucoup plus coûteuse.