Scott McLaughlin arrive à Milwaukee avec un argument que ses rivaux ne peuvent pas ignorer : lors du test collectif organisé sur le Mile en juillet, personne n’a été plus rapide que lui. Le pilote de la Team Penske avait bouclé son meilleur tour à 161,189 mph, près d’un mile par heure plus vite que Rinus VeeKay, deuxième de la séance. À la veille du seul doubleheader de la saison IndyCar, cette référence prend une importance particulière.
Milwaukee reste l’un de ses meilleurs ovales
Le Néo-Zélandais possède déjà un solide historique sur le plus ancien circuit automobile encore en activité aux États-Unis. En 2024, lorsque Milwaukee avait retrouvé sa place au calendrier avec deux courses, McLaughlin avait remporté la seconde manche. Il avait également décroché la pole de la première course du week-end.
La saison suivante, sur un format réduit à une seule épreuve, il avait terminé troisième. Cette régularité fait du tracé du Wisconsin l’un de ses terrains les plus favorables, au moment où la Team Penske cherche encore à maximiser une saison irrégulière.
Un test de juillet qui change la lecture du week-end
Le chrono de juillet ne garantit évidemment rien. Les températures, l’état de la piste, les réglages de course et le trafic seront différents. Mais Milwaukee est un ovale où la confiance et la capacité à maintenir de la vitesse sur les longs relais comptent énormément. Avoir établi la référence lors du test offre donc une base technique précieuse avant une seule séance d’essais vendredi soir.
Le programme compact augmente encore la valeur des données déjà accumulées. Les qualifications de samedi matin détermineront les grilles des deux courses, avant 250 tours samedi puis 250 autres dimanche. Une erreur de mise au point peut ainsi coûter cher deux fois, tandis qu’une voiture immédiatement compétitive peut transformer le week-end en énorme récolte de points.
Une occasion de mettre fin à une longue attente
McLaughlin n’a plus gagné en IndyCar depuis justement Milwaukee en septembre 2024. Depuis, les occasions ont existé sans déboucher sur une nouvelle victoire. Le retour sur ce circuit constitue donc plus qu’un simple rendez-vous favorable : c’est l’endroit où sa dernière victoire a été obtenue et où les données récentes indiquent que la n°3 possède encore la vitesse nécessaire pour jouer devant.
Avec deux courses en moins de vingt-quatre heures, Milwaukee peut rapidement changer la perception d’une saison. Pour McLaughlin et la Team Penske, le message du test de juillet était clair. Reste désormais à transformer le meilleur tour du mercredi en résultat lorsque les points seront réellement distribués.
