Chase Elliott veut retrouver au bon moment son niveau du début de saison

Chase Elliott entre dans The Chase avec un bilan qui semble appartenir à deux saisons différentes. Le pilote de la Hendrick Motorsports a gagné deux fois au printemps et occupé durablement les premiers rangs, avant de traverser un été presque sans résultat majeur. Huitième tête de série, à 60 points de Denny Hamlin, il refuse pourtant de considérer sa candidature au titre comme un simple acte de foi.

Onze premières courses au niveau d’un champion

Le début de saison justifie sa confiance. Lors des onze premières manches, Elliott a remporté les courses de Martinsville et du Texas, signé cinq top 5 et sept top 10, avec une moyenne d’arrivée de 8,9. Il reste d’ailleurs le seul pilote de la Hendrick Motorsports à avoir gagné en 2026.

Sa victoire la plus récente remonte au 3 mai au Texas. Depuis, la dynamique s’est nettement inversée. Sur les quinze courses suivantes, la Chevrolet n°9 n’a enregistré qu’un top 5, à Richmond, et un autre top 10, à Nashville. Sa moyenne d’arrivée a chuté à 19,1. Pour une équipe habituée à viser le championnat, l’écart entre les deux périodes est trop important pour être ignoré.

Le calendrier lui rend plusieurs pistes favorables

Elliott s’appuie sur un élément concret : sept circuits visités pendant ses onze premières courses reviennent dans The Chase. Phoenix, Las Vegas, Darlington, Martinsville, Bristol, Kansas et Talladega ont déjà fourni des données à la n°9 lorsqu’elle évoluait à son meilleur niveau.

Tout n’était pas parfait. À Darlington, Elliott s’était bien qualifié au printemps sans convertir cette position en résultat convaincant. Mais il avait eu la vitesse nécessaire pour jouer la victoire à Las Vegas, puis gagné à Martinsville et au Texas. Ces performances lui permettent de croire que les outils existent encore au sein de l’équipe d’Alan Gustafson.

Transformer des éclairs de vitesse en série

Le principal défi ne consiste donc pas à découvrir de la performance, mais à la reproduire chaque semaine. Elliott a expliqué que certaines courses de l’été, notamment Chicagoland, avaient comporté des relais compétitifs malgré un classement final décevant. Dans une Cup où quelques dixièmes modifient rapidement la hiérarchie, une voiture capable de rejoindre le top 5 peut aussi disparaître du groupe de tête après un ajustement imparfait.

Le format sans élimination donne dix courses à la n°9 pour reconstruire sa campagne. Il réduit toutefois le droit à l’erreur : partir avec 60 points de retard impose d’accumuler immédiatement les top 5, les points de stage et les victoires.

Champion en 2020, Elliott sait déjà comment élever son niveau pendant la phase finale. Cette fois, il ne doit pas seulement retrouver une réussite passée, mais reconnecter deux versions de sa saison 2026. Si la Hendrick Motorsports remet sur la piste la voiture du printemps, la huitième tête de série peut redevenir une menace. Darlington dira si ce rebond commence réellement.