Porsche revient en force aux 24 heures du Mans

Après deux longues années complètes de développement intensig au sein du très expérimenté team Penske en ALMS, Porsche avait décidé cet hiver de vendre des châssis de son RS Spyder. La voiture était fiable, très performante et pouvait donc maintenant être vendue à des teams privés. Le Dyson Racing en a acheté deux dès 2007 dans le cadre de l’ALMS, mais la voiture n’est arrivée qu’en 2008 en Europe.

Le Van Merksteijn Motorsport, Essex Racing et le Horag Racing s’étaient portés acquéreurs dans le cadre cette fois du LMS, avec un châssis pour chaque écurie. Mais finalement seules les deux premières citées ont été invitées à participer aux 24 heures du Mans. Mais pour Porsche, les résultats sont là : victoire et troisième place lors de la première manche en Espagne, puis triplé à Monza et Spa. La concurrence est écrasée, comme en ALMS. Mais ces premières courses ne faisaient que 1000 kilomètres…

A part quelques simulations, le RS Spyder n’avait jamais tourné pendant 24 heures en conditions réelles de course puisque c’était sa première participation au Mans. Mais comme lors des 12 heures de Sebring, ce prototype s’est montré imperturbable durant la course pour finalement obtenir un doublé presque naturellement.

C’est le prototype du Van Merksteijn Motorsport qui remporte sa catégorie, après avoir gagné à Barcelone et Spa. Une très belle récompense pour cette écurie apparue cette année et qui avait uniquement le souhait d’engager un RS Spyder. “Nous sommes une petite écurie et ne disposons d’aucun soutient particulier de Porsche si ce n’est dans le cadre d’achat du RS Spyder. Cette voiture est tellement fiable et performante que je ne me voyais pas acheter une autre voiture” déclarait le propriétaire de l’écurie Peter van Merksteijn.

Et pour sa première participation au Mans, cette voiture s’est donc imposée avec le trio Peter van Merksteijn, Jos Verstappen et Jeroen Bleekemolen. Elle a de plus réalisé une grande partie de la course en tête. Et lorsque ce n’était pas cette voiture, c’était l’autre RS Spyder, du team Essex, qui pointait en tête.

La première LMP2 a certes terminé à 27 tours de l’Audi victorieuse, mais cela reste un exploit si l’on considère que c’est une écurie privée et que les LMP2 sont très désavantagées sur ce circuit ou la puissance est primordiale. Et finalement cela se résume à une dixième place au classement général. Celle du team Essex termine à sept tours de sa sœur, alors que la troisième LMP2, la Pescarolo du team Saulnier Racing, termine à 21 tours.

L’écurie victorieuse en LMP2 a de plus remporté le Michelin Energy Endurance Challenge. Ce trophée spécial récompense l’efficacité énergétique des voitures. Le calcul comprend la vitesse moyenne des voitures et la consommation de carburant. L’autre RS Spyder prends d’ailleurs la troisième place de ce classement.

La concurrence est désormais prévenue : dès que l’équité essence-diesel aura été trouvée, Porsche reviendra en LMP1. Et pas pour y faire de la figuration. Ce tour de force en LMP2 n’est que le tout début du retour de Porsche au plus haut niveau de l’endurance.

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