L’IMSA teste la technologie pour raccourcir ses longues neutralisations

L’IMSA cherche une réponse aux longues neutralisations qui coupent parfois le rythme du WeatherTech SportsCar Championship. Simon Hodgson, vice-président senior de la compétition, a confirmé que l’organisateur étudiait plusieurs technologies et avait déjà mené des essais avec certaines équipes. L’objectif n’est pas de supprimer la voiture de sécurité, mais de réduire le temps nécessaire lorsque l’intervention en piste est limitée.

Des neutralisations de 15 à 20 minutes

Le problème devient particulièrement visible sur les longs circuits et lorsque les quatre catégories roulent ensemble. La procédure complète doit regrouper le peloton, organiser les passages par la voie des stands puis remettre les voitures dans le bon ordre. À Road America, certaines périodes sous drapeau jaune ont ainsi duré entre 15 et 20 minutes.

Ces séquences peuvent rendre un service sportif aux équipages retardés. La procédure leur permet parfois de reprendre un tour et de revenir dans la lutte. L’IMSA veut donc préserver cette possibilité sans imposer le même processus après un simple débris ou une intervention très courte. Toute réforme devra trouver un équilibre entre spectacle, sécurité et équité entre les classes.

Une voiture de sécurité virtuelle parmi les pistes possibles

Sportscar365 indique qu’une forme de voiture de sécurité virtuelle ferait partie des solutions explorées. Les voitures ralentiraient simultanément à une vitesse contrôlée, sans regroupement derrière un safety car, afin de laisser les commissaires intervenir rapidement. Un système embarqué et le suivi GPS pourraient garantir le respect de la vitesse imposée.

L’IMSA n’a toutefois confirmé aucune technologie précise. Hodgson a seulement expliqué que des outils étaient évalués avec un groupe d’équipes. Le coût constitue déjà une limite : le championnat doit équiper des voitures de catégories et de budgets différents sans créer une nouvelle barrière financière pour les structures privées.

Les règles ont déjà commencé à évoluer

Le règlement 2026 utilise déjà des neutralisations courtes pendant les trente premières minutes d’une course, puis pendant les quinze minutes suivant une relance. Ce dispositif évite de dérouler toute la procédure lorsque le peloton vient à peine de partir ou de se regrouper. Les tests technologiques pourraient compléter cette approche dans d’autres situations.

La direction de course veut aussi agir en amont. Hodgson estime que les pilotes doivent réduire les incidents précoces qui provoquent des interruptions avant même que l’épreuve ait trouvé son rythme. Les sanctions et leur application font donc partie de la réflexion au même titre que les outils électroniques.

Pour l’IMSA, l’enjeu dépasse quelques minutes gagnées. Une course d’endurance repose sur la construction des écarts, les stratégies de carburant et la gestion du trafic. Des neutralisations trop longues peuvent effacer ce travail et comprimer artificiellement le scénario. Si les essais aboutissent, le championnat disposera d’une option supplémentaire entre le simple drapeau local et la procédure complète de voiture de sécurité.