La NASCAR va réexaminer les longueurs des segments en vue de la saison 2027. Brad Moran, directeur général de la Cup Series, a indiqué sur SiriusXM NASCAR Radio que le sujet ferait l’objet d’une analyse approfondie. Aucun changement précis n’a été annoncé : l’organisation veut d’abord étudier comment le format actuel influence le déroulement des courses, les stratégies des équipes et les arrêts aux stands.
Parmi les questions soulevées figure l’effet des neutralisations de fin de segment sur la consommation de carburant. Selon la durée des courses et le moment où les drapeaux jaunes sont présentés, les équipes peuvent se retrouver avec des fenêtres différentes pour ravitailler ou tenter une stratégie décalée. Une modification des longueurs pourrait donc changer le rythme des épreuves et le poids des décisions prises par les chefs d’équipe.
Un équilibre entre spectacle et stratégie
Les segments introduisent des points intermédiaires et structurent une course en plusieurs phases. Ils peuvent provoquer des choix tactiques : rester en piste pour gagner des points, s’arrêter avant la neutralisation prévue ou privilégier la position de piste pour le dernier segment. Mais ces pauses ont aussi un coût. Elles interrompent parfois un long relais, modifient la séquence des arrêts et peuvent réduire le temps passé en course sous drapeau vert.
La NASCAR doit donc évaluer les effets du système dans des contextes très différents. Les ovales intermédiaires, les circuits courts et les pistes routières ne génèrent pas les mêmes fenêtres de ravitaillement ni les mêmes possibilités de dépassement. Une règle uniforme peut produire des conséquences variables selon la longueur d’un tour, la consommation du véhicule et le nombre de neutralisations naturelles.
Le carburant au cœur de l’analyse
La gestion du carburant représente un axe important de la réflexion, car elle peut transformer les derniers tours d’une épreuve. Si une neutralisation liée à la fin d’un segment arrive à un moment favorable, certains concurrents peuvent économiser un arrêt ou ajuster leur stratégie. Si les longueurs sont mal synchronisées avec les capacités de la voiture, les équipes risquent au contraire de devoir ravitailler dans des conditions qui réduisent les options tactiques.
Les propos de Moran signalent une étude, pas une réforme déjà validée. Les longueurs actuelles ne changent donc pas pour les dernières courses de 2026. La NASCAR doit encore comparer les scénarios possibles et décider si l’évolution concernera toutes les pistes ou seulement certains formats. D’autres aspects des segments pourraient également être associés à cette réflexion, mais aucune mesure complémentaire n’a été confirmée.
Cette revue s’inscrit dans la préparation de la prochaine saison, alors que les équipes et les diffuseurs cherchent à améliorer le rythme des courses. Les détails et le calendrier d’une éventuelle annonce restent inconnus. Pour l’instant, la seule certitude est que les règles de segment seront réévaluées avant 2027, avec une attention particulière portée aux neutralisations et à leur influence sur les stratégies de carburant.
