NASCAR prépare une intervention sur le dogleg du Phoenix Raceway, après que des relevés ont révélé des forces importantes lorsque les voitures quittent le banking pour plonger sur l’apron. La fédération veut réduire la brutalité de cette transition avant la saison 2027. Le tracé exact des travaux n’a pas été annoncé, mais l’objectif est désormais clair : conserver une course disputée tout en diminuant les charges physiques imposées aux pilotes à chaque passage.
Des mesures répétées dans la transition
Les données proviennent des embouts buccaux instrumentés portés par les pilotes, qui mesurent accélérations et mouvements de tête. NASCAR avait déjà évoqué l’enjeu lors d’une réunion de compétition en août. Jayski rapporte que les pics observés atteignaient les bas de la dizaine de G ; les premiers chiffres bien plus élevés cités en public ont ensuite été rectifiés.
Ce passage compte dans le déroulement d’une course, car les pilotes coupent régulièrement le dogleg pour raccourcir leur trajectoire ou gagner des positions dans le trafic. La manœuvre implique une descente rapide du banking vers une surface plus plate, puis un retour sur la partie inclinée du virage. Répétée des centaines de fois pendant un week-end, cette transition peut être éprouvante, même en l’absence d’un accident visible.
Une piste à rendre moins brutale
Le directeur général de la Cup Series, Brad Moran, a parlé publiquement d’améliorations possibles pour 2027 dans une émission de SiriusXM NASCAR Radio. La piste la plus probable rapportée par Jayski consiste à adoucir le changement d’inclinaison. Une pente plus progressive pourrait limiter le choc au moment où la voiture quitte le banking, sans supprimer nécessairement l’usage de l’apron. NASCAR n’a toutefois publié ni plan technique détaillé, ni calendrier de travaux, ni chiffres cibles sur la réduction des accélérations.
La décision doit aussi tenir compte de la qualité du spectacle. Le dogleg offre plusieurs trajectoires, permet des dépassements et produit des relances reconnaissables à Phoenix. Une modification trop importante pourrait réduire ces possibilités. L’enjeu consiste donc à corriger la transition physique sans effacer les options de course qui font partie du tracé actuel.
Un sujet de prévention à suivre en 2027
Les équipes et les pilotes attendent maintenant des précisions sur la forme de l’intervention. Des travaux de surface, une modification du profil ou une autre solution peuvent produire des effets différents sur la stabilité de la voiture. Il faudra ensuite mesurer la nouvelle configuration en essais, et comparer les données des capteurs aux relevés actuels. La sécurité ne se résume pas à un chiffre isolé : les sensations des pilotes, le contrôle de la voiture et la répétition des efforts compteront aussi dans l’évaluation.
Phoenix a récemment accueilli une course du Chase marquée par des écarts serrés et des incidents mécaniques, comme le raconte notre compte rendu de la victoire de Tyler Reddick. La discussion sur le dogleg porte sur une autre dimension du circuit : la manière dont sa géométrie affecte les pilotes sur chaque tour. NASCAR dit vouloir agir pour 2027 ; la prochaine étape sera de préciser la modification, puis de démontrer qu’elle réduit les contraintes sans pénaliser les courses.
