Kyle Busch réalise le sweep à Bristol

Une nouvelle fois dans sa carrière, Mark Martin aura préféré assurer les points de la seconde place plutôt que de prendre des risques et d’aller chercher la victoire et les dix points de bonus qui vont avec en début du Chase.

Kyle Busch : “Quelle classe de la part de Mark Martin. Il méritait de gagner cette course. Je suis désolé qu’il finisse deuxième.”

Mark Martin : “Il était sur la même trajectoire que moi. Nous étions à fond tous les deux, je ne pouvais pas donner plus.”

Lors du dernier restart, à quatre tours de l’arrivée, Kyle Busch a une nouvelle fois choisi la ligne extérieur pour relancer. Mark Martin qui était à ses côtés s’est timidement porté à sa hauteur lors des deux premiers tours avant de finalement abdiquer. Kyle Busch remporte ainsi les Sharpie 500 sur le Bristol Motor Speedway et réalise le sweep. L’écart entre les deux premiers à l’arrivée est de 98 millièmes de seconde.

Kyle Busch : “Nous n’avons aucune pression. La Toyota n°18 ne rendra pas les armes sans combattre. Nous devrons faire de bonnes course à Atlanta et Richmond pour décrocher une place dans le Chase.”

Derrière les deux hommes, on retrouve Marcos Ambrose, qui signe ainsi son meilleur résultat en carrière sur ovale. Avant cette course sa meilleure performance était une quatrième place à Talladega en début d’année. Greg Biffle et Denny Hamlin complètent le top-5.

Ryan Newman a pris la sixième place devant Kurt Busch, Jimmie Johnson, Dale Earnhardt Jr. et Matt Kenseth pour le top-10. Jamie McMurray est onzième devant Brian Vickers qui limite ainsi la casse après qu’il se soit retrouvé à deux reprises au-delà du tour du leader.

Pourtant auteur de la pole position, Mark Martin n’en tirait pas avantage dès le début de l’épreuve, puisque c’est Greg Biffle qui allait mener 76 des 77 premiers tours, dont les soixante-cinq premiers.

Il ne faudra attendre que le douzième tour pour voir le premier drapeau jaune après un contact entre Joey Logano et Reed Sorenson dans le virage n°1. Le candidat au titre de rookie de l’année devra repasser par les garages pour réparer et perdra une dizaine de tours dans l’affaire.

Alors que quelques tours seulement avaient été effectués, certains pilotes qualifiés en fond de grille choisissaient de s’arrêter. Parmi eux Jeff Gordon et Tony Stewart. Ce premier arrêt allait être le début d’un long calvaire pour le leader du classement général, puisque victime d’un problème de radio il devra repasser une seconde fois dans les stands avant le restart et il perdra un tour. Jamais dans le coup et rencontrant divers problèmes, il terminera l’épreuve à une anonyme trente-troisième place à onze tours du vainqueur.

La neutralisation suivante, au tour 65 pour cause de débris allait marquer la première salve de ravitaillements d’où Greg Biffle ressortait en tête.

La nouvelle inclinaison dans les virages à Bristol permet d’avoir beaucoup plus fréquemment que par le passé des batailles à deux, voire trois, de front sans que celui qui se trouve à l’extérieur soit pénalisé. C’est ainsi que plusieurs contacts ont eu lieu, notamment Denny Hamlin et Jeff Gordon peu après la mi-course alors que tout deux étaient en lutte pour accrocher un top-10. Si Hamlin s’en est sorti sans dégâts, la voiture de Gordon s’en est trouvée déséquilibrée et le comportement n’a jamais pu être amélioré. Le quintuple vainqueur sur cet ovale terminera l’épreuve à un tour en vingt-troisième position.

Jimmie Johnson, qui n’a toujours pas gagné à Bristol, à un temps cru qu’il pourrait inverser la tendance. En tête pendant une centaine de tours, il semblait avoir l’une des meilleures voitures, mais la pluie allait s’inviter au tour 422, forçant les officiels à sortir le drapeau jaune, tous les leaders en ont profité pour ravitailler une dernière fois. D’habitude si bon dans les stands, l’écurie n°48 allait cette fois-ci perdre beaucoup de temps et ses espoirs de victoire sur le ravitaillement suite à un problème de fixation de la roue arrière droite. Le triple champion en titre de la NASCAR Sprint Cup Series sera obligé de repasser par les stands lors de cette même neutralisation.

Vingt et unième lors de la relance, Johnson parviendra à remonter jusqu’en huitième position, prouvant ainsi, qu’il avait l’une des meilleures voitures et qu’il est maintenant un prétendant sérieux à la victoire sur cet ovale du Tennessee.

La Richard Childress Racing, toujours à la recherche de résultats significatifs, allait connaître un coup dur lorsque trois de ses pilotes – Mears, Harvick et Bowyer – allaient être impliqués dans la huitième des onze neutralisations de la soirée. Si Harvick devait repasser par les garages, ses deux équipiers s’en sortaient avec plus de réussite.

Sam Hornish Jr. et Martin Truex Jr. y ont été de leur neutralisation, respectivement au tour 459 dans le virage deux et au tour 480 dans le virage quatre. L’avant dernier restart interviendra au tour 487 et Mark Martin n’arrivait toujours pas à trouver la clé pour dépasser un Kyle Busch qui commençait de plus en plus à croire à la victoire.

Mais à huit tours du but, Michael Waltrip allait percuter le muret dans le virage quatre alors que Logano envoyait Bowyer dans la Toyota de Waltrip. Les officiels préféreront sortir le drapeau rouge pendant quasiment onze minutes pour nettoyer correctement la piste. La course reprendra ses droits à quatre tours du but avec le dénouement que nous lui connaissons.

Au classement général, Tony Stewart reste toujours confortablement installé à sa première place avec 220 points d’avance sur Jimmie Johnson. Du côté de la bulle, Ryan Newman et Greg Biffle gagnent deux places et son désormais septième et huitième. Juan Pablo Montoya chute à la neuvième place alors que Mark Martin remonte à la dixième place.

Kasey Kahne perd trois places mais reste dans les douze premiers, en onzième position, alors que Matt Kenseth, qui perd une place voit le treizième se rapprocher à très grand pas. Kyle Busch n’est plus qu’à trente-quatre points du champion 2003, alors que Vickers, qui perd une place est à trente-huit longueurs d’une première qualification pour le Chase. L’écart entre Newman, septième et Vickers, quatorzième, n’est que de 89 points !

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