Trois ans après sa première victoire en IndyCar à Toronto avec la RLL, Christian Lundgaard est de retour sur la plus haute marche de podium, cette fois-ci avec McLaren !
« Je ne m’attendais pas à ça aujourd’hui, c’était une longuie attente. Je suis toujours rapide ici, mais toujours déçu, sauf aujourd’hui. On l’a fait ! »
Christian Lundgaard
Le Danois a profité de la malchance stratégique d’Álex Palou et Kyle Kirkwood, coincés en fond de grille par des arrêts aux stands en plein milieu des phases de neutralisation.
David Malukas se classe deuxième, tandis que Graham Rahal décroche son deuxième podium podium de la saison avec une nouvelle troisième place, égalant son résultat de Barber.
Le résumé de la course
Le premier virage s’est transformé en jeu de quilles, avec Felix Rosenqvist qui, ratant son freinage, a percuté Pato O’Ward. Derrière eux ce fut la cohue générale, avec Caio Collet et Scott Dixon qui ont subi de lourds dégâts mais ont pu rester dans le tour des leaders.
Mais si certains ont tout perdu au premier virage, d’autres y ont vu (provisoirement) leur salut : neuvième sur la grille, Kyle Kirkwood a pu remonter en deuxième place pour partir à la chasse au Palou, toujours leader, tandis que Romain Grosjean a un temps pu évoluer dans le top-5 avant de se faire dépasser par Christian Lundgaard.
La course a été courte pour la Ed Carpenter Racing : après avoir perdu Christian Rasmussen dans les première boucles sur un problèmes mécanique, ce fut au tour d’Alexander Rossi de s’immobiliser sur le Yard of Bricks et de descendre de sa voiture… avant même l’activation d’un full course yellow, qui est arrivé bien tardivement, ce qui n’a pas manqué de le faire réagir par la suite en interview.
« Premièrement, c’est dur à accepter de devoir abandonner à cause d’un élément que nous n’avons pas demandé, et qui n’améliore en rien le produit en piste. Deuxièmement, le fait que ça ait pris si longtemps pour sortir un full course yellow alors qu’une voiture est à l’arrêt dans une ligne droite où les autres arrivent à plus de 300 km/h, c’est frustrant, tout comme le fait que nous n’ayions pas pu rouler hier sous la pluie. On se demande où sont les priorités. »
Alexander Rossi
La première salve d’arrêts aux stands n’était pas encore complétée, et elle l’a été en envoyant Álex Palou et Kyle Kirkwood en fond de grille pour le restart. Ceux-ci ont à peine eu le temps de compléter un nouveau tour sous drapeau vert avant de devoir éviter un nouvel accrochage impliquant Felix Rosenqvist, Kyffin Simpson et Sting Ray Robb. Un autre incident au même moment entre Marcus Armstrong et Romain Grosjean a retardé le Français d’un tour, qu’il n’a jamais été en mesure de rattraper. Power et O’Ward ont profité de cette nouvelle neutralisation pour effectuer leur deuxième arrêt, tandis que Palou et Kirkwood ont été condamnés à remonter le peloton.
Si ce dernier avait réussi à prendre l’avantage sur le Catalan, la séquence d’arrêts aux stands suivante a été fatale au pilote Andretti, qui a subi un écrou récalcitrant sur la roue avant-droite. En revanche, cela n’a pas été suffisant pour le pilote Ganassi qui n’a pu finir que cinquième.
Pendant ce temps, David Malukas héritait de la tête de la course devant Christian Lundgaard et Graham Rahal. Will Power pouvait lui aussi prétendre à une belle position à l’arrivée, mais a dû observer un drive-through pour avoir coupé la ligne blanche en sortie des stands.
Si Malukas a mené plusieurs dizaines de tours, il s’est incliné au début du dernier relais face à la McLaren de Christian Lundgaard, qui a ensuite pu profiter d’un surplus de push-to-pass pour s’envoler et remporter la course. Graham Rahal termine troisième ; Josef Newgarden et Álex Palou complètent le top-5.
Les résultats complets

