Ryan Blaney a franchi un cap symbolique en prenant le départ des Brickyard 400 : sa 400ème course en NASCAR Cup Series. Le pilote de la Ford n°12 de la Team Penske n’a que 32 ans, mais il possède déjà une carrière suffisamment longue pour mesurer le chemin parcouru depuis ses débuts à Kansas en mai 2014. Le résultat d’Indianapolis, une 26ème place après un accident, n’a pas accompagné la célébration. Le chiffre reste néanmoins révélateur de sa place dans la génération actuelle.
De la Wood Brothers à un titre avec la Penske
Blaney a effectué son premier départ en Cup avec Roger Penske avant de construire l’essentiel de son apprentissage au sein de la Wood Brothers Racing. Cette étape lui a permis de devenir titulaire, de remporter sa première course et de s’installer parmi les pilotes capables de jouer régulièrement les premières places. Son passage définitif à la Team Penske a ensuite transformé cette promesse en palmarès.
Après 400 départs, Blaney compte 19 victoires, 14 poles et 100 top 5. Son titre de 2023 reste évidemment le sommet de cette période, mais sa valeur tient aussi à sa régularité. Il a grandi avec la structure, traversé plusieurs évolutions techniques et conservé un rôle central alors que la NASCAR changeait de voiture, de format et de génération de pilotes.
Un cap atteint sans avoir l’impression d’avoir vieilli
Blaney a reconnu qu’il ignorait approcher de ce total avant le week-end d’Indianapolis. Son impression illustre la vitesse à laquelle une carrière peut s’accumuler dans un calendrier de plus de trente courses par saison. Quatre cents départs représentent pourtant plus de onze saisons complètes, avec les blessures évitées, les contrats renouvelés et la nécessité de conserver un niveau suffisamment élevé pour rester dans une équipe de premier plan.
La comparaison avec son père donne au chiffre une dimension supplémentaire. Dave Blaney a disputé 473 courses de Cup en dix-sept saisons. Ryan n’est plus qu’à 73 départs de ce total, soit un peu plus de deux saisons. Enfant, il voulait simplement suivre la trajectoire familiale. Il peut désormais dépasser son père tout en possédant déjà un titre et plusieurs victoires majeures.
La suite peut encore être plus importante que les 400 premières
Ce jalon arrive au cœur d’une saison solide. Blaney a déjà gagné à Phoenix et à EchoPark, validé sa place dans The Chase et occupait le troisième rang du championnat avant Indianapolis. Son accident lors des Brickyard 400 lui a coûté le million de dollars de l’In-Season Challenge face à Todd Gilliland, mais il ne remet pas en cause sa position parmi les favoris pour le titre.
Le pilote espère encore doubler son total de départs. Atteindre 800 courses exigerait plus d’une décennie supplémentaire, un objectif ambitieux dans une discipline où l’usure mentale et physique est réelle. À 400 départs, Blaney n’est cependant pas dans une logique de bilan final. Il vient plutôt de franchir une borne qui confirme sa longévité, alors que ses meilleures années peuvent encore se trouver devant lui.
