Marcus Ericsson réduit en miettes les espoirs de Romain Grosjean

© James Black/Penske Entertainment

Avec des pneus frais et un dernier relais bien plus court que ceux de ses concurrents directs, Marcus Ericsson a parcouru les vingt derniers tours du Grand prix de Markham tel une fusée pour s’adjuger sa première victoire en IndyCar depuis St. Petersburg en 2023, alors qu’il pilotait encore pour la Chip Ganassi Racing.

« Ca a été long, mais on a travaillé très dur. C’était fantastique mais ce n’est pas une surprise. On s’est amélioré tout au long de l’année en course comme en qualifs, on le mérite. »

Marcus Ericsson

Et comme à St. Petersburg il y a trois ans, cette victoire se fait aux dépens de Romain Grosjean. Bénéficiaire d’une neutralisation bien placée au tiers de la course, le pilote de la Dale Coyne Racing s’est retrouvé propulsé aux avant-postes, qu’il n’a ensuite plus quitté grâce à une monoplace surprenamment performante sur les circuits urbains. Si Álex Palou semblait être la plus grande menace envers une potentielle première victoire de Français en IndyCar, l’Espagnol a commis une rare erreur qui a laissé Grosjean respirer. Finalement, c’est un Marcus Ericsson déchaîné avec ses pneus plus frais qui a subtilisé la victoire au natif de Genève à cinq tours de l’arrivée.

« C’était bien. J’ai lutté jusqu’au bout, mais la stratégie de la 28 [Marcus Ericsson, ndlr] a bien marché. Après, ça fait du bien de retrouver le rythme puisqu’hier on s’est un peu fait avoir en qualifications. »

Romain Grosjean, via Canal+ Sport

Parti dernier, Will Power complète le podium. Álex Palou sauve les meubles en signant une quatrième position, suffisante pour étendre une nouvelle fois son avance au championnat des pilotes. Pato O’Ward complète le top-5.

Christian Lundgaard, Rinsu Veekay, Scott McLaughlin, Graham Rahal et Santino Ferrucci sont majoritairement resté en dehors des problèmes, et signent le top-10 – le dernier cité a par ailleurs terminé son tour de décélération à pieds, victime d’une panne d’essence.

Des problèmes, il y en a eu pour l’édition inaugurale du Grand prix de Markham. Premier à se faire piéger en conditions de course, Mick Schumacher a vu sa course s’arrêter dès le quinzième des quatre-vingt-dix tours prévus. Il a ensuite fallu attendre le tiers de la course pour que les choses s’accélèrent – ou plutôt ralentissent, derrière la Honda Civic qui sert de pace car. Dans l’épingle du virage n°5, Sting Ray Robb et Marcus Armstrong se sont accrochés, envoyant le Néo-Zélandais en tête-à-queue et lui faisant perdre un tour. Au restart, Dennis Hauger a envoyé Scott Dixon en travers dans le virage n°4, que Christian Rasmussen n’a pas été en mesure d’éviter. Trois tours après cette nouvelle relance, Louis Foster, poleman piégé par ces neutralisations, remontait comme une fusée et a tenté de plonger sur Marcus Ericsson. Tenté seulement, puisqu’entraîné par son élan et une bosse mal placée au point de corde, il a percuté violemment le mur de béton qui se situait en sortie de virage, sans trop de gravité à priori.

Ça a ensuite été au tour de Kyle Kirkwood de percuter un mur, puis de Josef Newgarden de se faire envoyer en tête-à-queue dans l’épingle, avant de retrouver un véritable drapeau vert pour les trente dernières boucles.

Les résultats complets