Steve Letarte, Chad Knaus, Bob Osborne, cette liste n’est pas complète mais il s’agit de trois chefs d’équipe qui se sont fait suspendre pour une durée de six courses depuis l’an dernier.

Letarte et Knaus ont été suspendus à Sonoma lorsque les Chevrolet Impala SS de Jeff Gordon et Jimmie Johnson ont été contrôlées non conformes à l’issue des premiers essais. Pourtant l’absence des chefs d’équipe n’a pas empêché les pilotes de la Hendrick Motorsports de signer des bons résultats. Le quadruple champion de la NASCAR a aligné six top-10 de rang, alors que Jimmie Johnson a signé 4 top-10 dont 3 top-5 et deux résultats au-delà de la trente-cinquième position.

Cette année c’est au tour de Carl Edwards de se retrouver sans son compère Bob Osborne. Au soir de l’épreuve de Las Vegas – remportée par le pilote Roush – la Ford Fusion n°99 était non conforme au niveau du réservoir. Le pilote et le propriétaires s’étaient vus infliger une pénalité de 100 points chacun alors que Bob Osborne était privé de courses pour les six épreuves suivantes (jusqu’au soir de l’épreuve de Talladega).

Durant l’absence d’Osborne, c’est Chris Andrews et Robbie Reiser – ancien crew chief de Matt Kenseth – qui assurent l’intérim. Et une nouvelle fois les résultats sont là. Bien que victime d’une casse moteur sur l’Atlanta Motor Speedway, épreuve que Carl allait terminer à l’avant-dernière place, Edwards s’est classé seizième à Bristol puis neuvième à Martinsville avant de retrouver le chemin de la Victory Lane sur le Texas Motor Speedway. La semaine dernière, Edwards a pris la quatrième place des Subway Fresh Fit 500 sur le Phoenix International Raceway.

Ces trois exemples récents, illustrent que les grosses cylindrées de la NASCAR arrivent à palier la suspension d’un crew chief, au contraire des petites équipes qui souffrent beaucoup plus. L’un des exemples les plus flagrants restera la suspension du chef d’équipe de Michael Waltrip avant les Daytona 500 de 2007. Le pilote Toyota avait mis énormément de temps à remonter la pente, d’autant plus que la Camry en était à sa première saison en Sprint Cup et donc en constant développement.