En plus d’offrir une distance différente de ce que l’on a l’habitude de voir, les Coca-Cola 600 de la NASCAR Sprint Cup ont deux visages avec un départ en soirée et une fin de course sous les lumières de la piste.

En clair, un réglage parfait au moment du drapeau vert peut conduire à une voiture totalement instable 4 heures plus tard. Les conditions physiques des pilotes et des mécaniciens sont également des paramètres importants à prendre en compte sur une course aussi longue. Avec 400 tours et 600 miles sur l’ovale de 1.5 mile tous les paramètres sont amenés à changer. La patience et la flexibilité sont les clés pour s’imposer à Charlotte.

Le drapeau vert est agité en fin de journée et une bonne partie de la course se déroule donc au crépuscule. Les pilotes ne verront le drapeau à damier que dans la nuit lorsque la température de la piste aura chutée et le grip augmenté.

Les mécaniciens seront mis à contribution très souvent pour ajuster les réglages de la voiture et ainsi s’adapter aux évolutions de la piste. Les ravitaillements, comme toujours très important, auront donc ici un poids encore plus élevé dans le résultat final.

C’est d’ailleurs ce qui s’est passé en 2007 quand Casey Mears et son crew chief Darian Grubb se sont imposés grâce à une stratégie décalée. Dans les derniers tours de course, ils ont fait le pari de ne pas repasser par les stands pour ajouter de l’essence, en espérant pouvoir boucler la distance sur la réserve.

Pour Alan Gustafson, le nouveau crew chief de Mears, il y a encore un manque de données sur la nouvelle génération de voiture, mais elle est en théorie moins sensible aux changements de condition. Lors des essais du début du mois, les équipes ont déjà pu expérimenter des réglages pour le jour et la nuit et elles savent maintenant ce qu’elles peuvent modifier ou non.