Jimmie Johnson a réalisé la version automobile du fameux hat trick en remportant dimanche soir son troisième titre consécutif en NASCAR Sprint Cup.

Johnson l’a décroché avec une 15ème place lors de la grande finale du championnat en Floride. Carl Edwards, son seul rival au championnat a remporté la bataille, mais Johnson a remporté le guerre.

Alors qu’il n’avait besoin que d’une 36ème place pour être titré, Johnson a parfaitement géré sa course au volant de sa Chevrolet n°48 gagnant position après position durant cette course de 267 tours.

Avec ce titre Johnson est devenu seulement le deuxième pilote dans l’histoire de la NASCAR à remporter trois championnats de suite depuis Cale Yarborough il y a plus de 30 ans.

Alors que Johnson et son crew chief Chad Knaus ont été la cible de tous les regards, l’incroyable Edwards a, pour la deuxième fois de la saison, remporté une course grâce à une incroyable stratégie de consommation au volant de sa Ford n°99. Mais Edwards n’a pas seulement joué sur sa consommation puisqu’il avait clairement la voiture la plus rapide dimanche à Miami.

Sur la ligne, Edwards a finalement devancé Kevin Harvick, Jamie McMurray, Jeff Gordon, Clint Bowyer, Kasey Kahne, Travis Kvapil, Casey Mears, Tony Stewart et Martin Truex, Jr.

Cette victoire a été la neuvième de la saison pour Edwards (record de l’année) et confirme le potentiel de ce pilote qui jouera vraisemblablement les premiers rôles l’année prochaine.

Une série de drapeaux jaunes dans les 100 derniers tours a maintenu quelque peu le suspense. Le leader de la course Matt Kenseth est même tombé en panne d’essence à quelques tours de l’arrivée, laissant ainsi planer le doute sur la stratégie d’Edwards.

Mais comme il y a quelques semaines, le style de pilotage du vice champion 2008 a encore une fois fait la différence et Edwards a été capable de boucler beaucoup plus de tours que ses rivaux. Avec une avance confortable à deux tours du drapeau à damier, il a d’ailleurs pu se permettre de lever le pied pour éviter la panne. David Reutimann, qui avait signé ce week-end sa première pole position en carrière, a mené un tour avant que l’ancien champion de la NASCAR Matt Kenseth ne prenne la tête du peloton en début de course.

Johnson, 30ème sur la grille a méthodiquement remonté le peloton et après seulement 10 tours il pointait déjà à la 21ème place sur la piste.

Edwards a ensuite rapidement pris l’avantage sur son coéquipier et placé sa Ford à la première place au 13ème tour. A partir de là, Edwards a clairement tout donné pour aller chercher la victoire ne laissant aucune chance à ses rivaux.

Au 19ème tour, Johnson était 18ème. Harvick a ensuite mené un tour lorsqu’Edwards est rentré à son stand pour ravitailler au tour 51. Montoya a lui aussi marqué cinq points de bonus en profitant du jeu des ravitaillements.

Après le cycle de ravitaillements sous drapeau vert, Edwards a logiquement repris la tête et Johnson pointait alors en 15ème place. Au 60ème tour, le Top-10 était occupé par Edwards, Harvick, David Ragan, Reutimann, Truex, McMurray, Kenseth, Mears, Stewart et Jeff Burton.

La première neutralisation a été déclenchée par un tête à queue d’Aric Almirola dans la ligne droite avant au 68ème tour.

Au 90ème tour, Edwards contrôlait toujours la course devant Ragan, Harvick, Reutimann, Stewart, McMurray, Bowyer, Kenseth, Mears et Hamlin. Johnson pointait alors à la 11ème place et rien ne semblait pouvoir l’empêcher de remporter son troisième titre.

A la mi-course, il était clair qu’Edwards était arrivé à Miami avec comme seul objectif de s’imposer. Derrière lui on retrouvait Ragan, Stewart, Hamlin, Reutimann, Harvick, McMurray, Earnhardt, Johnson et Gordon. Johnson était alors passé de la 30ème à la neuvième place en 134 tours en route vers un troisième titre consécutif.