La victoire et le titre pour Franchitti

Pour la première fois de son histoire, l’Homestead-Miami Speedway accueillait la finale du championnat IndyCar. Au départ quatre points séparaient Scott Dixon alors leader du championnat de Dario Franchitti Poleman du jour. Ryan Briscoe était quant à lui troisième à huit longueurs. Pour les deux coéquipiers de Chip Ganassi Racing, l’objectif est simple : la victoire tandis que Briscoe devait s’assurer de mener le plus grand nombre de tours en espérant que Dixon ne finisse juste derrière lui.

C’est donc avec ces paramètres que les 23 pilotes se sont élancés pour 200 tours de cet ovale long de 1,5 mile. Et dès le début les deux pilotes Ganassi conservent la tête devant Ryan Briscoe immédiatement attaqué par Ed Carpenter. En tête Scott Dixon menace Franchitti pour la tête mais l’Ecossais parvient à contrôler les assauts du champion en titre. En revanche, Carpenter parvient à déloger Briscoe de sa troisième position.

Au sixième tour, Briscoe qui s’est définitivement débarrassé du pilote Vision Racing commence sa remontée sur les deux pilotes Chip Ganassi alors en bagarre. Trois boucles plus tard, Dario Franchitti n’insiste pas et laisse le commandement à Dixon qui mène ses premiers tours de la journée. Dans la foulée, l’Australien du Team Penske en profite et prend l’avantage sur Franchitti. A ce moment le top-5 est complété par Marco Andretti qui réalise un excellent début de course devant Dan Wheldon.

Dans le ventre mou du peloton, Helio Castroneves commence sa remontée. Qualifié en onzième position après sa mésaventure des essais libres, où sa suspension a rendu l’âme, le Brésilien attaque et double Graham Rahal dans la 12ème ronde puis chipe la 10ème position à Tomas Scheckter.

De retour en tête, Dixon mène toujours devant Briscoe avec une confortable avance. Mais au 31ème passage, voilà que Milka Duno fait des siennes. Alors que Dixon s’apprêtait à lui prendre un tour, la pilote Dreyer & Reinbold placée en milieu de piste à la sortie du turn 4 a manqué de bloqué Dixon contre le muret extérieur. Heureusement le Néo-Zélandais s’est tiré de cette situation sans dommage et a pu conserver sa position de pointe. Pendant ce temps son coéquipier se plaint de sa monoplace. Elle sous-vire en milieu de courbe et sur-vire en sortie. Voilà de quoi donner du travail aux ingénieurs qui ne pourront intervenir que lors du premier arrêt aux stands.

Au 42ème tour, Castroneves pointe en huitième position. Le Brésilien fait tout son possible pour remonter et apporter son aide à son coéquipier. Mais vu le rythme effréné des leaders la tâche s’annonce difficile pour le triple vainqueur des 500 Miles d’Indianapolis.

Au 46ème passage, Briscoe alors deuxième rentre aux stands. Initialement attendu au 48ème tour l’actuel troisième du championnat a préféré rentrer plus tôt suite à un comportement sur-vireur de sa voiture en sortie de virage. Ses mécaniciens ont donc retiré un peu d’incidence sur l’aileron avant afin de corriger le problème.

Deux tours plus tard c’est au tour du leader de la course de passer par les stands. Dixon a déclaré à son crew-chief qu’il était satisfait de sa voiture et les mécaniciens n’ont donc procédé à aucun ajustement.

Pendant ce temps Dario Franchitti a récupéré la tête au gré des ravitaillements. Mais dès la fin du 50ème tour, l’Ecossais rentre immédiatement après. A l’inverse de Dixon, Franchitti demande des ajustements sur l’aileron avant. En proie à du sur-virage en sortie de courbe, les mécanicien réduisent l’appui à l’avant.

Au 54ème tour, Dixon a donc récupéré la tête mais Ryan Briscoe se fait pressant. A l’attaque dans le virage 3, la monoplace numéro #3 sort très large mais parvient à reprendre l’aspiration du leader. Avec cette manoeuvre, il est désormais évident que chacun cherche à mener le plus de tours possible dans l’optique d’engranger les deux points bonus alloués à celui qui a mené le plus grand nombre de tours.

Cinq boucles plus tard, Marco Andretti est arrêté aux stands. De la fumée sort de sa roue arrière droite. En vérité c’est un problème de frein qui le conduira à l’abandon.

Pendant ce temps les trois leaders que sont Dixon, Briscoe et Franchitti mènent le grand train en tête de course. Littéralement au-dessus de tous leurs adversaires, ils se permettent de prendre un tour à Alex Llyod alors huitième de la course. A ce moment, il est évident que personne d’autre ne pourra les menacer pour la victoire.

Après 81 tours, Dixon est toujours en tête mais Briscoe ne relâche pas ses efforts. En prenant un tour à Graham Rahal et Tomas Scheckter alors en bagarre, Briscoe a dû élargir sa trajectoire à la sortie du virage 4 au prix d’une superbe manoeuvre durant laquelle il est resté pied au plancher. Dans cette aventure, la voiture numéro #6 a manqué de peu de frotter le muret. La poussière qui s’est échappé de son fond plat tend à prouver qu’il a inauguré cette trajectoire.

Au 90ème tour Briscoe est à nouveau en tête devant Dixon et Franchitti. A ce moment Briscoe et Dixon seraient tous les deux en tête du championnat mais Dixon serait sacré grâce au nombre de victoires.

Six tours plus tard, Briscoe marque son deuxième arrêt. Dixon l’imite aussitôt et comme lors des premiers arrêts, Franchitti reste en piste et récupère de ce fait la tête de course. Il rentrera précisément à mi-course, une nouvelle fois en même temps que Tony Kanaan. Après le sur-virage lors du premier relai, Franchitti déclare dans sa radio que le sous-virage s’est amplifié. Mais ce phénomène est logique puisque son équipe a réduit le sur-virage en retirant un peu d’appui sur l’avant. Cette fois c’est par la pression des pneus que les mécaniciens interviennent pour corriger ce léger problème. Après les pitstops, Briscoe mène devant Dixon avec 0,6sec d’avance tandis que Franchitti suit à trois secondes.

Après la deuxième salve d’arrêts, le duel Briscoe/Dixon a repris. Les deux hommes se sont échangés la tâte à plusieurs reprises. Et pendant ce temps Chip Ganassi a annoncé à Franchitti alors à plus de huit secondes de la tête de course, qu’il basculerait sur une stratégie à la consommation.

Au 144ème tour, Briscoe et Dixon rentrent dans cet ordre aux stands pour ce qui pourrait être leur dernier arrêt. Après des ravitaillements et changements de pneus sans problèmes, les deux hommes repartent dans le même ordre et les prévisions prévoient un dernier arrêt aux alentours du 192ème tour.

Dario Franchitti rentre lui après avoir bouclé six tours supplementaires. De son côté, ce devrait être son dernier arrêt étant donné sa stratégie. Ce la signifie qu’en cas de neutralisation, Franchitti prendrait la tête à Briscoe et Dixon qui eux devraient repasser par les stands.

20 tours plus tard, tous les pilotes hormis le trio de tête roulent à deux tours ! La vitesse moyenne de la course dépasse les 201mph de moyenne ce qui la place comme la deuxième course la plus rapide de l’histoire. A noter qu’aucune neutralisation n’est venue perturber le déroulement de l’épreuve.

A ving tours du but le top-10 s’établit ainsi : Briscoe, Dixon, Franchitti, Kanaan, Castroneves, Mutoh, Moraes, Llyod, Scheckter et Matos qui sera vraisemblablement le rookie de l’année. A ce moment de la course, Ryan Briscoe est certain d’empocher les deux points bonus. Mais au 186ème passage, l’Australiuen a perdu 4mph de moyenne sur un tour. Le pilote Penske commence en effet à lever le pied en vue d’économiser du carburant. Derrière, Dixon fait de même. Malheureusement pour les deux hommes de tête, ils devront repasser par les stands au 191ème tour pour un splash and Dash comme les prévisions l’avaient annoncé.

En revanche, relégué à 24 secondes derrière eux, Dario Franchitti n’a pas ce souci là. Assuré de pouvoir terminer l’épreuve en adoptant un pilotage économe et en modifiant le mélange Air/Carburant sur son volant, il récupère la tête. A partir de là, rien pourra l’arrêter pour aller décrocher sa cinquième victoire de la saison et conquérir un deuxième titre de champion IndyCar !

Franchitti s’impose donc devant Ryan Briscoe qui a fait une superbe course. En troisième position, Scott Dixon a lui aussi fait son maximum durant cette épreuve, en témoigne le rythme de folie que ses trois pilotes int imprimé. C’est la deuxième course la plus rapide de l’histoire de l’IndyCar avec une vitesse moyenne de 201,420mph. C’est également la première fois qu’une course sur ovale va à son terme sans aucune neutralisation.

A noter que le tout nouveau champion IndyCar est tombé en panne d’essence peu après avoir effectué ses donuts. A l’issue de cette course, voici le classement final entre les trois premiers : Franchitti (616), Dixon (605), Briscoe (604).

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