Le Push to Pass désormais autorisé lors des restarts

© Joe Skibinsky/Penske Entertainment

Dès cette semaine sur le circuit routier d’e Long Beach d’Indianapolis, le système du Push to Pass sera rendu disponible lors des restarts de courses, et ce sur tout les circuits routiers et urbains.

Ce changement intervient après le Grand Prix de Long Beach, lors duquel le système avait dysfonctionné au restart du tour 61 : douze pilotes, dont le vainqueur Àlex Palou et son dauphin Felix Rosenqvist, avaient pressé le bouton dans l’espoir d’un bug qui leur octroierait les 60 chevaux supplémentaires avant la ligne droite de départ/arrivée. Cette fois, le problème était bien présent, et ils ont tous pu bénéficier du boost avant son déploiement légal. Heureusement pour eux, l’INDYCAR a par la suite découvert que le système avait été défectueux sur l’ensemble des vingt-cinq voitures, et, puisqu’aucun changement de position dû à ce problème n’avait eu lieu, les officiels avaient décidé de n’appliquer aucune pénalité.

Désormais, le système sera disponible dès la ligne de chronométrage alternative (utilisée en qualifications) et le brandissement du drapeau vert. À noter que son utilisation lors du premier départ de la course reste interdite, tout comme lors de la présentation d’un drapeau bleu à un retardataire, et que le dépassement reste interdit avant la ligne de restart désignée par les officiels.

La durée maximale d’utilisation du Push to Pass reste plafonnée à 200 secondes par tour, par plage de 20 secondes consécutives maximum (150 et 15 à St. Petersburg, Detroit, Washington et Laguna Seca).

L’objectif annoncé est de donner aux équipes et pilotes de nouveaux outils et de nouvelles opportunités de dépassement lors des moments cruciaux que sont les restarts.

« Le dysfonctionnement du logiciel du Push to Pass à Long Beach a donné à l’INDYCAR l’occasion de revoir les règles du système, et de considérer des modifications, dont sa disponibilité lors des resarts. »

« Bien que le timing de ce changement soit ironique, nous avons hâte de voir comment cette nouvelle manière d’utiliser le Push to Pass amènera à de nouvelles stratégies et encore plus d’action roue-contre-roue. »

J. Douglas Boles, Président de l’INDYCAR

Autre subtilité qui a changé : les équipes ont désormais la responsabilité totale de l’utilisation du Push to Pass, peut importe le signal envoyé aux voitures par l’INDYCAR. Ainsi, avec cette règle, les douze pilotes fautifs à Long Beach auraient été pénalisés, car ils sont désormais considérés à 100% responsables de l’actionnement du P2P avant la ligne.

Cependant, pour éviter que de telles situations se reproduisent, des mesures techniques ont été mises en place, avec la modification et le renforcement du code CAN (Controller Area Network), responsable de la communication entre la direction de course et les voitures, et qui transmet de la télémétrie telle que le classement, le nombre de tours parcourus, les écarts et le Push to Pass. C’est ce système qui avait dysfonctionné, en n’envoyant pas aux voitures l’ordre de désactiver le P2P.

Des tests du logiciel revisité ont eu lieu lors des Open Test de l’Indy 500, qui se sont tenus les 28 et 29 mai, et aucun problème n’a été signalé.

« C’est un superbe exemple de la collaboration entre l’INDYCAR et INDYCAR Officiating, qui donne au sport des résultats qui bénéficieront grandement à l’action en piste. Nous sommes confiant en la mise à jour du logiciel et heureux du dénouement de cette affaire. »

J. Douglas Boles

Ces changements seront mis en place dès ce week-end, pour la course routière d’Indianapolis qui aura lieu dans la soirée du samedi 9 mai, à partir de 22h30 en France métropolitaine.