La saison 2007 de Brian Vickers avait été très compliquée, souffrant notamment de la non-expérience de sa nouvelle équipe – la Red Bull Racing – ainsi que de Toyota qui débutait au plus haut niveau de la NASCAR. Résultat beaucoup de non qualifications et une place hors du top-35 pour débuter la saison 2008, ce qui signifie que Vickers devait se qualifier au temps lors des cinq premiers rendez-vous pour espérer une place dans le top-35 du classement des propriétaires.

N’ayant pas réussi à se qualifier au temps lors des qualifications des Daytona 500, Brian Vickers se devait de réaliser une bonne Gatorade Duel pour assurer sa place sur la grille de cette cinquantième édition. Une onzième place lors de sa course qualificative lui a permis de décrocher la vingt-troisième position sur la grille. Relativement à son aise sur les courses à plaque de restriction, Vickers allait finalement se classer onzième de la manche d’ouverture de la saison.

La semaine suivante en Californie, Vickers ne brillait pas outre mesure, mais il signait une onzième place, ce qui lui faisait gagner un rang au général. Ce bon résultat confirmait le bon début de saison de Vickers qui avait toutes les cartes en main pour intégrer le top-35 au classement propriétaires, et ainsi ne plus avoir de pression lors des séances qualificatives.

Vingt-quatrième à Las Vegas, c’est à Atlanta qu’il signera son premier top-10 de l’année, avec une neuvième place. Bien que peu à l’aise sur le petit ovale de Bristol, qualifié trente-neuvième après l’annulation des qualifications, il abandonnera et sera classé trente-huitième, Vickers intégrait sans problème le top-35, une bonne bouffée d’oxygène pour son équipe, qui pouvait se concentrer sur les courses à venir.

A Martinsville, le pilote de la Toyota Camry n°83 a une nouvelle fois souffert. Il tombera même en panne d’essence à trois tours du but signant du même coup son deuxième abandon en autant d’épreuves.

Seizième au Texas puis vingt-cinquième à Phoenix, Vickers continuait à marquer le pas après un début de saison plutôt encourageant. Pour la deuxième course de la saison avec des plaques de restriction, la première à Talladega, Brian Vickers montrait une nouvelle fois qu’il était un client sur ce genre de courses. Qualifié huitième il mènera quatre tours avant de terminer en cinquième position. Signant du même coup son premier top-5 de l’année et son second top-10.

La suite allait être moins bien, puisque Vickers allait enchaîner les contre-performances. Vingt-huitième à Richmond à quatre tours des vainqueurs, il se contentait d’une vingt-cinquième place à Darlington a deux tours du vainqueur.





Brian Vickers est à la lutte avec Kurt Busch en début des Coca-Cola 600.

© John Harrelson / Getty Images for NASCAR

Après être parti troisième des Coca-Cola 600, sa meilleure qualification de l’année jusqu’à présent, il mènera 61 tours et semblait avoir une très bonne voiture, malheureusement pour lui, un accident peu avant la mi-course allait le forcer à mettre pied-à-terre pour la troisième fois cette saison. Résultat une très mauvaise quarante-deuxième place qui le faisait plonger de trois places au vingtième rang.

Les résultats en dents de scie handicapaient donc Vickers qui commençait de plus en plus à oublier le Chase. En effet si cet objectif semblait irréaliste avant la première manche de la saison, les premières épreuves avaient laissées entrevoir de bonnes choses pour l’ancien pilote de la Hendrick Motorsports. Mais force est de constater qu’avec un top-5, deux top-10 et pas moins de trois abandons après seulement douze courses, les résultats s’avéraient insuffisant pour espérer intégrer les douze premiers au soir de Richmond.

Les six dernières courses de la première moitié de la saison allaient s’avérer bien meilleures que les précédentes pour Vickers car, hormis l’épreuve du New Hampshire où il s’est classé seizième, il ne fera pas pire que quatorzième.

C’est à Dover que la bonne série allait commencer pour Brian Vickers qui signera une treizième place avant de terminer second derrière Kasey Kahne lors de la première épreuve de Pocono. Lors de cette course il mènera la bagatelle de dix-huit tours.

Au Michigan la semaine suivante, Vickers allait de nouveau confirmer avec une quatrième place à l’arrivée, signant du même coup son second top-5 de rang et son troisième de l’année. Il mènera également 44 tours lors de cette épreuve, c’est par ailleurs la première fois de la saison qu’il se retrouve en tête de deux courses consécutives.

Quatorzième sur le circuit routier de Sonoma, il se classait donc seizième sur le New Hampshire Motor Speedway après être parti depuis la quarantième place. A Daytona, pour la course nocturne, il se mettait une nouvelle fois en valeur échouant, malheureusement pour lui, aux portes du top-10.

C’est sur le Chicagoland Speedway que la seconde moitié de la saison débutait, et plutôt bien pour le pensionnaire de la Red Bull Racing qui enregistrait son cinquième top-10 de l’année, une sixième place.

A Indianapolis il était victime de son moteur et devait abandonner après la mi-course. Résultat une quarante-deuxième place. Vingt-huitième à Pocono il enchaînait avec une dix-huitième place à Watkins Glen. Au Michigan il signait sa première pole position pour Red Bull, sa dernière remontant au 5 novembre 2006 au Texas alors qu’il était encore au sein de la Hendrick Motorsports.

Le champion 2003 de la NASCAR Nationwide Series montrait une nouvelle fois ses limites à Bristol en se classant vingtième de l’épreuve nocturne à deux tours du vainqueur. Douzième à Fontana il coulait de nouveau à Richmond avec une trente-sixième place.

Au soir de la fin de la saison régulière, Brian Vickers pointait à la quinzième place et pouvait encore espérer être ‘le meilleur des autres’ mais pour cela il fallait faire un Chase solide et ne plus perdre de points en route sur ses adversaires qu’étaient David Ragan et Kasey Kahne.

Le début de Chase de Vickers allait tout simplement être catastrophique avec un seul top-15 lors des quatre premières courses et surtout trois résultats au-delà de la trentième place. Trente-cinquième au New Hampshire pour l’ouverture des playoffs, il enchaînait avec une trente et unième place à Dover.

Quinzième au Kansas il se classait de nouveau trente-cinquième, cette fois-ci à Talladega après avoir passé dix tours en tête et le début de course aux avants postes. Mais une crevaison à l’avant droit a ruiné toutes ses chances de bien figurer.

Dix-huitième au Lowe’s, il enchaînait avec une onzième place à Martinsville, il était pénalisé de 150 points pour voiture non conforme. Ses espoirs de bien figurer au classement général s’envolaient donc.

Vingt et unième à Atlanta puis dix-huitième au Texas, Vickers subissait un nouveau coup d’arrêt à Phoenix. Un accident dès le trentième tour le forçait à abandonner et à se classer quarante-deuxième.

N’ayant plus rien à jouer à Homestead, son équipe décidait de l’engager au volant de la n°84 afin que celle-ci intègre le top-35 pour cette saison 2009. En terminant trente-deuxième, Vickers a rempli sa mission, mais sa fin de saison se sera avérée très délicate à gérer, puisqu’il n’a pas signé de top-10 lors des treize dernières courses. Pire encore il compte six résultats au-delà de la trentième place avec un seul abandon lors de cette même période.

La saison 2008 de Brian Vickers aura certes été bien meilleure que la précédente sur le plan comptable, mais sa dix-neuvième place finale est une déception aux vues de son début de saison. Six top-10 seulement dont trois top-5, Vickers a encore beaucoup de progrès à faire, notamment sur les short-tracks s’il veut être un candidat plus sérieux au Chase.

En cette année 2009, il sera de nouveau le leader de cette équipe et aura à faire au jeune Scott Speed. L’ancien pilote de Formule un s’est fait remarquer tout au long de la saison 2008 en NASCAR Camping World Truck Series. Cette association pourrait créer une saine émulation entre ces deux pilotes permettant, pourquoi pas, à l’un de décrocher le Chase, Vickers, et à l’autre le titre de rookie, Speed, deux objectifs parfaitement réalisables pour cette équipe Red Bull.