2008, une saison extrêmement décevante pour Tony Stewart

La grande affaire de la dernière l’inter-saison était la signature de la Joe Gibbs Racing avec Toyota. Bien que cette association soit bénéfique immédiatement pour le constructeur nippon, des doutes subsistait du côté de la Joe Gibbs Racing, mais ces doutes allaient être vite balayés.

Tony Stewart allait prendre la deuxième place du Budweiser Shootout, empêchant ainsi la Hendrick Motorsports de faire un tripler. Le jeudi suivant, lors des courses qualificatives pour les Daytona 500, Tony Stewart prenait de nouveau la deuxième place, mais cette fois-ci derrière son coéquipier Denny Hamlin.

Encore une fois, Stewart était dans le coup lors de l’épreuve de 500 miles qui ouvrait la saison de NASCAR Sprint Cup Series, mais encore une fois il allait passer à côté de la victoire. La veille en Nationwide, il s’était imposé grâce à la parfaite couverture de son coéquipier Kyle Busch, mais pour cette cinquantième édition des Daytona 500, Tony Stewart n’a pu compter sur l’aide de son nouveau coéquipier dans le dernier tour. Le double champion de la Sprint Cup ne pourra faire mieux que troisième.

La semaine suivante sur l’Auto Club Speedway de Fontana, le pilote de la Joe Gibbs Racing confirmait avec une septième place à l’arrivée. La première désillusions allait arriver dès Las Vegas après un accident dans le premier tiers de la course. Résultat une dernière place.

A Atlanta, Stewart allait rebondir avec une très belle deuxième place, mais il ne pourra pas empêcher son jeune coéquipier Kyle Busch de remporter cette course et de signer la première victoire de Toyota dans une épreuve comptant pour le championnat.

Sur le Bristol Motor Speedway, le pilote de la Toyota Camry n°20 allait de nouveau mener le plus grand nombre de tours, avec 267 des 506 tours bouclés en tête, mais une nouvelle fois Stewart n’allait pas s’imposer sur le short-track du Tennessee.

Alors qu’il était en tête lors du restart à six tours du but, il allait être croqué à l’extérieur par son coéquipier Denny Hamlin avant d’être mis dehors par Kevin Harvick, alors qu’il ne restait que deux tours à boucler. Au final Stewart s’est classé quatorzième de cette course.

Cinquième à Martinsville, Stewart enchaînait avec une septième place au Texas puis par une quatorzième place à Phoenix. Six fois second à Talladega, le pilote de la Joe Gibbs Racing espérait bien mettre fin à cette malédiction. Mais après avoir mené 61 tours, celui qui est surnommé ‘Smoke’ allait être impliqué dans un accident à quinze tours du but, résultat un nouvel abandon.

Malgré une quatrième place à Richmond, Tony Stewart allait entrer dans une spirale négative lors des quatre courses suivantes. Le pilote de la Joe Gibbs Racing ne pouvait mieux que vingt et unième à Darlington puis dix-huitième au Lowe’s.

A Dover, Stewart n’allait pas passer la mi-course la faute à un big-one au tour 199, résultat une quarante et unième place. Pire encore c’était son troisième abandon en seulement treize courses. La semaine suivante à Pocono, il n’allait faire mieux que trente-cinquième après avoir mené quatorze tours.

Ce n’est qu’au Michigan que ‘Smoke’ allait relever la tête avec une cinquième place. Très attendu à Sonoma pour la première course routière de la saison, Stewart allait se qualifier en trente-neuvième position, avant de se classer dixième.

Au New Hampshire, Tony Stewart allait mener 132 tours, mais il ne pourra faire mieux que que treizième. Il terminera la première moitié de la saison régulière avec une vingtième place à Daytona.

La seconde partie de la saison démarrait plutôt bien pour Stewart avec une cinquième place sur le Chicagoland Speedway. Vingt-troisième de la ‘course’ disputée à Indianapolis, il allait signer une deuxième place à Pocono puis à Watkins Glen.

Pourtant, après cette deuxième place à Watkins Glen derrière son coéquipier Kyle Busch, une polémique allait commencer à enfler, puisque Stewart n’a absolument pas attaqué Kyle dans les derniers tours pour jouer la gagne. Bon nombre d’observateurs commençaient à penser que Stewart faisait tout pour ne pas gagner avec Toyota en NASCAR Sprint Cup Series.

Douzième au Michigan, Stewart poursuivait avec une huitième place à Bristol avant de signer une vingt-deuxième place à Fontana.

La polémique sur Stewart allait refaire surface à l’issue de Richmond, épreuve qu’il a terminé en deuxième position derrière Jimmie Johnson. En effet n’a semble-t-il pas tout tenter pour attaquer Jimmie Johnson quand celui-ci a repris là tête à quelques tours du but.

Qualifié pour le Chase, Stewart ouvrait ses playoffs, avec une huitième place à Loudon puis une onzième à Dover. Au Kansas, il connaissait un nouveau coup d’arrêt avec une quarantième place à l’arrivée.

C’est finalement à Talladega que Tony Stewart allait décrocher sa première – et unique – victoire de la saison, mettant ainsi fin aux polémiques, pourtant ce n’est pas lui qui a coupé la ligne d’arrivée en premier, puisque Regan Smith avait coupé la ligne jaune pour dépasser ‘Smoke’, mais le pilote de la Dale Earnhardt Incorporated sera pénalisé peut de temps après.

Suite à cette victoire, Stewart n’allait pas signer un seul top-10 lors des cinq courses suivantes. Onzième à Martinsville, il enchaînait avec une vingt-sixième place à Martinsville, une dix-septième à Atlanta, une seizième au Texas et enfin une vingt-deuxième à Phoenix. Il clôturera sa saison avec une neuvième place sur l’ovale d’Homestead-Miami.

Une victoire, dix top-5 et seize top-10 telles sont les statistiques de Tony Stewart pour sa dernière saison au sein de la Joe Gibbs Racing. Après l’annonce de l’achat de la Haas-CNC Racing – rebaptisée Stewart-Haas Racing – durant l’été, il a plus semblé préoccupé par sa future écurie que par sa fin de saison.

Associé à la Hendrick Motorsports, Stewart revient chez Chevrolet et devra gérer au mieux son nouveau statut de pilote et de propriétaire.

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