2000-2009 : une décennie de NASCAR Sprint Cup Series (6/10)

2005 : la passe de deux pour Stewart

A Daytona c’est le quadruple champion de la NASCAR Sprint Cup Series, Jeff Gordon qui décrochait son troisième succès lors des Daytona 500 après ceux acquis en 1997 et 1999. Le pilote de la Hendrick Motorsports allait confirmer en ce début d’année, avec un total de trois succès en dix courses.

Il faudra attendre Martinsville pour le voir s’imposer à nouveau avant de conserver son titre acquis à Talladega en menant plus de la moitié des tours. Deuxième du classement au soir de l’épreuve de Darlington, Jeff Gordon allait ensuite connaître un très gros passage à vide qui allait se solder par une non-qualification pour le Chase et un changement de chef d’équipe, le deuxième de sa carrière. C’est ainsi le jeune Steve Letarte qui prenait la place de Robbie Loomis.

Lui aussi vainqueur de trois courses lors des dix premières épreuves (à Fontana, au Texas puis à Darlington) Greg Biffle connaissait lui aussi un début de saison on ne peut plus prolifique. Mais au contraire de Gordon, il n’allait pas baisser de rythme, puisqu’il allait s’imposer à Dover puis au Michigan avant de se qualifier pour le Chase.

Du côté de Kurt Busch, la saison 2005 était plus difficile que la précédente, ne signant sa première victoire de la saison qu’à Phoenix après avoir notamment été écarté de la victoire par Gordon à Martinsville.

Lors des Coca-Cola 600, Jimmie Johnson confirmait qu’il était bien le maître des lieux en remportant un troisième succès de rang et ce malgré un record de vingt-deux neutralisations. Johnson doublera Labonte dans les derniers mètres de la course pour signer sa seconde victoire de l’année après Las Vegas.

Mais il y avait un homme qui avait commencé sa saison encore plus discrètement, il s’agit de Tony Stewart. Alors certes le leader de la Joe Gibbs Racing s’était imposé lors de sa Gatorade Duel, mais cette course ne comptait pas pour le championnat. Il faudra attendre Sonoma pour le voir remporter une épreuve. Stewart remettra le couvert la semaine suivante à Daytona.

Bien transparent cette année là, il manquera d’ailleurs le Chase, Dale Earnhardt Jr. s’est malgré tout imposé à Chicago avant que Kurt Busch ne domine l’épreuve de Pocono. A Indianapolis, Tony Stewart parvenait enfin à décrocher la victoire, avant de confirmer qu’il était bien le roi des circuits routiers cette année là en remportant l’épreuve de Watkins Glen.

Après être devenu le plus jeune poleman en début d’année, c’était à Fontana pour la deuxième manche, Kyle Busch devenait le plus jeune vainqueur de l’histoire de la NASCAR Sprint Cup Series en remportant la seconde manche de Fontana début septembre. Kyle remportera une seconde course pour son année de rookie, ce sera l’avant-dernière du calendrier, à Phoenix.

Les playoffs débutaient par la victoire de Newman avant que Johnson ne s’impose à Dover. A Talladega, Dale Jarrett profitait d’un drapeau jaune en toute fin d’épreuve pour décrocher sa trente-deuxième et dernière victoire en carrière.

L’épreuve du Kansas voyait l’arrivée d’un jeune pilote au sein de la Joe Gibbs Racing, Denny Hamlin. Il effectuera la fin de la saison avant d’être rookie l’année suivante. Très vite Hamlin impressionnera par ses bons résultats au volant de la Chevrolet n°11. Plus tôt dans l’année Jason Leffler avait notamment piloté cette voiture sans résultats probants. Pour sa sixième course en carrière, sur l’ovale de Phoenix, Hamlin a décroché sa première pole position en carrière.

Il ne faudra que peu de courses à Steve Letarte et Jeff Gordon pour prendre leurs marques puisque dès l’épreuve de Martinsville, le Rainbow Warrior retrouvait le chemin de la victory lane.

Kurt Busch allait connaître des problèmes avec un shérif de l’Arizona et sera renvoyé de la Roush Fenway Racing pour les deux dernières courses de l’année. Il sera ainsi remplacé par Kenny Wallace au volant de la n°97. De toute façon, le champion sortant avait déjà signé son contrat pour la saison 2006 au sein de la Penske Racing.

Avant la dernière manche de la saison les trois premiers du classement général à savoir Tony Stewart, Jimmie Johnson et Carl Edwards étaient encore en lice pour décrocher le tire, mais Tony Stewart n’a eu qu’à gérer pour décrocher le titre. Il devenait ainsi le premier pilote à avoir remporté un championnat de manière classique (en 2002) et un championnat avec le Chase.

La course d’Homestead était également la dernière épreuve pour Rusty Wallace qui tirait sa révérence après vingt-cinq saisons au plus haut niveau. Depuis sa carrière débutée en 1980, Wallace avait remporté cinquante-cinq victoires, 202 top-5, 349 top-10, un titre (en 1989) et amassé 40 717 983 dollars le tout en 706 courses.

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