2000-2009 : une décennie de NASCAR Sprint Cup Series (10/10)

2009 : Jimmie Johnson entre dans l’Histoire

Si la saison 2008 s’était achevée de la meilleure des manières possible pour Jimmie Johnson et la Hendrick Motorsports, ce n’était pas le cas de tout le monde. Puisque du fait de la crise économique, bon nombre d’écuries ont dû réduire leurs effectifs voire pour certaines fusionner afin de survivre. Ainsi la Richard Petty Motorsports naissait de la fusion de la Petty Enterprises d’une part et de la Gillett Evernham Motorsports d’autre part. La Earnhardt Ganassi Racing étant de son côté le résultat de la fusion entre la Chip Ganassi Racing et la Dale Earnhardt Incorporated.

La saison était également marqué par un retour à plein temps, celui de Mark Martin, qui après deux saisons à temps partiel arrivait au sein de la Hendrick Motorsports. Rick Hendrick alignait donc une écurie composée, de Jeff Gordon, Jimmie Johnson, Mark Martin et Dale Earnhardt Jr., sachant que Tony Stewart et Ryan Newman utilisaient du matériel de la Hendrick.

Matt Kenseth, qui n’avait rien gagné en 2008 avait à cœur de se racheter et il faisait ça plutôt bien dès les Daytona 500 en remportant la course qui avait été écourtée pour cause de météo capricieuse. La semaine suivante à Fontana, la météo était également à la pluie en début d’épreuve, mais cela n’empêchera pas Kenseth de remporter la course et ainsi de devenir le premier pilote depuis Jeff Gordon en 1997 à remporter les deux premières courses du championnat.

A Las Vegas les frères Busch signaient les deux meilleurs temps des qualifications, c’était ainsi la seconde fois que deux frères réalisaient cet exploit dans l’histoire de la NASCAR Sprint Cup Series. Mais victime d’un problème moteur durant les essais, Kyle Busch n’avait d’autre choix que de partir depuis l’arrière du peloton, mais cela ne l’empêchera pas de remporter sa première victoire de la saison.

La semaine suivante c’est son frère Kurt qui s’imposait à Atlanta et qui créait l’Unwind Lap, un tour bouclé en marche arrière. A Bristol c’est Kyle qui remportait la course et pour la première fois de sa carrière, il s’imposait sur un ovale sur lequel il avait déjà triomphé.

A Martinsville, Jimmie Johnson s’imposait après une lutte acharnée avec Denny Hamlin avant que Jeff Gordon ne renoue avec la victoire au Texas. C’était d’ailleurs son tout premier succès au Texas et il ne lui reste plus qu’à s’imposer à Homestead pour avoir au moins un succès sur chacun des ovales sur lequel il aura couru en Cup.

Auteur d’un début de saison catastrophique, Mark Martin s’imposait, à la consommation, à Phoenix avant que le surprenant Brad Keselowski ne s’impose à Talladega au volant d’une voiture de la Phoenix Racing, une écurie fournie par la Hendrick Motorsports pour l’occasion. Mais plus que la victoire de Keselowski, c’est l’accident de Carl Edwards qui est encore dans toutes les mémoires.

Edwards et Keselowski étaient en lutte pour la victoire et Keselowski a tout fait pour passer alors qu’Edwards a tout fait pour bloquer. Ne voulant répéter la manœuvre de Regan Smith quelques mois plus tôt, Keselowski a tenu sa ligne coûte que coûte la ligne intérieure. Edwards se rabattant sur lui a alors décollé. Newman qui se trouvait à l’extérieur envoya le pilote Ford voler dans le grillage.

Du côté des spectateurs seulement quelques blessés à déplorer. Pour Edwards on aurait pu craindre un instant, mais il n’en sera rien puisqu’il sortira de sa voiture et courra jusqu’à la ligne d’arrivée pour la franchir symboliquement. Edwards trouvera cependant le moyen de se blesser quelques mois plus tard, en jouant au frisbee.

Pour le retour des Southern 500 à Darlington, Mark Martin allait s’imposer devant une armada de moteurs Hendrick, puisque six des sept premières places étaient occupées par des pilotes appartenant ou étant affiliés à la Hendrick Motorsports.

Reportée pour cause de pluie, les Coca-Cola 600 allaient être un moment fort dans la saison. La course se courant le jour de Memorial Day, et le président des Etats-Unis d’Amérique ayant ordonné une minute de silence à 15h00 heure de la côte Est dans tous les pays, la course fut neutralisée et les pilotes arrêtèrent leurs moteurs pour respecter cette minute de silence.

La course reparti après cela mais fût définitivement interrompue au tour 227 pour cause de pluie offrant ainsi la victoire à David Reutimann. Cette victoire du pilote de la Michael Waltrip Racing était la première pour une écurie Toyota autre que la Joe Gibbs Racing.

A Pocono, Tony Stewart décrochait sa première victoire en tant que pilote propriétaire après être parti depuis l’arrière du peloton. Il remportera également la course de Daytona quelques semaines plus tard après avoir sorti Kyle Busch dans la dernière ligne droite.

Entre les deux victoires de Stewart, Martin décrochait au Michigan une nouvelle victoire à la consommation, puis une autre à Chicagoland, histoire de se replacer dans la course aux playoffs alors que Kasey Kahne offrait la première victoire à Richard Petty en tant que propriétaire depuis Martinsville en 1999.

Au New Hampshire, la pluie faisait également son apparition, forçant les officiels à interrompre la course et c’est Joey Logano qui décrochait sa première victoire en carrière, mais qui surtout devenait le plus jeune vainqueur de l’histoire de la série.

Pour la seconde venue au Michigan, s’est Brian Vickers qui s’est imposé ce qui lui permettait de se rapprocher d’une première qualification pour le Chase. Le pilote de la Red Bull Racing, qui s’était fait remarquer par sa pointe de vitesse en qualification, six poles, parvenait enfin à conclure en course.

Malgré sa victoire à Bristol, Kyle Busch échouera dans sa quête de qualification pour les playoffs. Outre le pilote de la Joe Gibbs Racing, l’autre grand absent de marque était Matt Kenseth. En effet, le pilote Ford était le seul avec Jimmie Johnson à s’être qualifié pour tous les playoffs.

Un autre pilote avait gagné sa place pour les playoffs sur la piste : Juan Pablo Montoya. Le Colombien, qui aurait pu s’imposer à Indianapolis sans sa bévue dans les stands a acquis au cours de la saison 2009 la solidité qu’il lui manquait lors de ses deux premières saisons. Il aurait également pu s’imposer au New Hampshire lors de l’ouverture des playoffs, s’il n’était pas tombé sur un Mark Martin plus rusé que lui.

Comme toujours pendant le Chase, Jimmie Johnson allait sortir les crocs en s’imposant à quatre reprises, alors que Tony Stewart, leader au soir de Richmond ne s’imposait qu’au Kansas. L’épreuve de Talladega, que plusieurs pilotes trouvèrent ennuyeuse, vit la victoire de Jamie McMurray.

Impliqué dans un accident en tout début de course au Texas, Jimmie Johnson perdait de gros points sur ses équipiers Gordon et Martin, mais ces derniers n’arriveront pas à gagner puisque Kurt Busch, plus économe que son frère enlèvera sa seconde victoire de 2009. Johnson remettra les choses à plat en s’imposant à Phoenix avant que Denny Hamlin ne s’impose à Homestead. Mais c’est bien Jimmie Johnson qui entrait dans l’histoire en décrochant son quatrième titre consécutif, une première.

2009 a également été la première saison voyant trois pilotes de la même écurie terminer aux trois premières places. C’est également la cinquième fois que Mark Martin termine vice-champion, à une unité du record détenu par Richard Petty.

Vidéos :
– finish Talladega 1 VF ;
– finish Daytona 2 ;

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